‹ La contagion: comédie en cinq actes, en proseChapitre 61 sur 96 · NAVARETTE, ANDRÉ, D'ESTRIGAUD, AURÉLIE, GANTENAG, LUCIEN, VALENTINE · texte numérisé non relu

NAVARETTE, ANDRÉ, D'ESTRIGAUD, AURÉLIE, GANTENAG, LUCIEN, VALENTINE

KAVARETTE.

Eh bien ! monsieur de Lagaide, comment vous trouvezvous de la vie ?

ANDRÉ

Ébloui ! charmé !... Que voulez-vous que je vous dise ? jamais je ne' m'étais vu à pareifle fête. Les lumières, les truffes, la gaîté, la blancheur des épaules... Ah! mais... on s'amuse beaucoup dans le creux de cet arbre, comme dit Lucien.

NAVARETTE

Je suis enchantée que ma petite hospitalité trouve grâce à vos yeux.

VALENTINE, ù Navorette.

On ne joue donc pas les Argonautes^ ce soir?

NAVARETTE

Non. Le dragon est indisposé.

On aurait pu le faire doubler par Cantenac ; il sait le rôle, et il imite Lardier... une mère s'y tromperait.

9î LA CONTAGION.

CANTENAC, m Tenaal on petit reire de liqneor.

A messieurs de la noblesse et du tiers !

LUCIEN

Pas de politique, Cantenac. Respecte mes convictions.

CANTENAC

De quel parti es-tu ?

AURÉLIE

Des parties fines.

d'estrigaud.

Vingt sous d'amende à Aurélie pour ce déplorable calembour. Nous te corrigerons.

aurélie, Jetant ringt sont sur la table.

Jamais! j'aurai de l'esprit jusqu'à mon dernier sou. — Donne-moi un cigare, Lucien.

ANDRÉ

Vous fumez le cigare, mademoiselle ?

AURÉLIE

Cela vous étonne, jeune étranger ?

LUCIEN, lui apportant un cigare.

11 aurait cru que tu fumais la pipe.

AURÉLIE

Toi, tu n'es qu'un malhonnête.

LUCIEN, à Anlré.

As- tu remarqué comme elle mange, cette frêle créa- I

ture ? î

AURÉLIE. I

J'adore la volaille truffée. î

d'estrigaud. ' I

Prends garde qu'un beau jour elle ne te paye d'ingra- '

titude. ^

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