ACTE QUATRIÈME
VALENTINE, h Aurélie.
Hé bien, mademoiselle , que dites-vous maintenant de votre fétiche ?
Je dis qu'il est usé, voilà tout.
LUCIEN
11 faut t'en procurer un autre.
AURÉLIE
Ne me parlez pas, vous! ou plutôt... nous allons avoir une petite explication. Voilà quinze jours que vous me trompez grossièrement, j'en ai la preuve.
LUCIEN
Quinze jours ! et tu n'as pas encore éclaté ?
AURÉLIE
Tiens 1 tant que je gagnais !
Lucien!
Puisque tu as tant fait, patiente encore une heure, sois gentille en public.
AURÉLIE
Je ne serai pas gentille ! — Ah ! il faut à monsieur des femmes du monde !
LUCIEN
Tu as ton accès ?
AURÉLIE
Non, monsieur, je reste calme et digne, j'ai toute ma raison. —• Vous devriez au moins vider vos poches pour venir chez moi.
LUCIEN
Mes poches ?
ANDRÉ, bas à Lucien.
Emmène-la donc I
LUCIEN, à Aarélie.
Tu achèveras ta scène en voiture, filons! (a lentraine. )
AURÉLIE
Pas de brutalités... Quelqu'un de vous, messieurs, connalt-il une dame qui s'appelle Aline de son petit nom?
LUCIEN, s'arrétant.
Aline?
ANDRÉ, à part.
Il était temps de lui trouver une dot.
CANTENAG.
Nous avons bien un opéra-comique de ce nom.
LUCIEN
Ne plaisantons pas, messieurs I (a Auréiie.) C'est plus grave que tu ne penses. Explique-toi.
ANDRÉ, bas è Tncien.
Ne la pousse pas à bout ; elle a une lettre.
LUCIEN
Tu as une lettre signée Aline ?
AURÉLIE
Parfaitement! C'est mon fétiche... pauvre femme trompée que je suis !
C'est impossible !
AURELIE
Je l'ai trouvée dans la poche de votre redingote.
LUCIEN
Donne-la-moi.
AURÉLIE
Non.
V LUCIEN
Je vous demande pardon de cette scène, messieurs ; mais Aline est le nom d'une personne à qui tous nos res-