ACTE QUATRIÈME
pects sont dus, et sur la réputation de laquelle il ne doit pas planer une ombre... de mademoiselle Lagarde.
AURELIË, h André.
Ah ! monsieur! si j'avais ^^u !
LUCIEN
Voyons, la lettre. (AuréUe la lui donne. Il l'ouvre et éclate de
rire.) Parbleu ! elle est bonne ! C'est la lettre à papa. d'estrigaud.
Quelle lettre à papa ?
LUCIEN
Une vieille lettre d'amour que j'ai trouvée il y a quinze jours, que je me réservais de réintégrer respectueusement dans la poche de mon auteur, sans la lire, et dont la jalouse Aurélie s'est emparée. Je la croyais bien perdue.
D*ESTRIGAUD, bas A André.
J'ai toujours votre parole ?
ANDRÉ, de même.
Oui... Tant pis!
LUCIEN, regardant la lettre.
C'est en effet signé Aline.
ANDRE, avec un rire forcé.
Mais une Aline à ton père, ce doit être la reine de Golconde.
LUCIEN
Je le croirais... vu la pâleur de l'encre et la jaunisse
du papier. Tiens. (Il lui donne la lettre.) VALENTINE.
Dis donc, Lucien, je ne me représente pas nettement le père Chellebois en bonne fortune.
AURÉLIE
Ni moi.
A N D R É I à pari, atterré, les yeux sur la lettre.
Ma mère I
AVRÉLIE, & Lucien.
Abuserais-tu de ma candeur ?
Gomment as-tu pu être jalouse de ce papyrus?
ANDRÉ, à part, fermant les yeux, et comme foudroyé. Ma mère ! ( La lettre s'échappe de ses mains. ) AURÉLIE, à Lucien.
Ne détourne pas la question.
LUCIEN, ramassant la lettre.
Tiens, est-ce assez jaune?
AU RÉ LIE, lui sautant au cou.
Tu es un amour... Je m'étonnais aussi... car elle est d'un beau bleu, cette épltre!... Écoutez-moi ça, mesdames.
LUCIEN
Je te défends !...
AU RÉ LIE, passant la lettre à Vnlentine.
Lisez , Valentlne , je le tiens.