‹ La contagion: comédie en cinq actes, en proseChapitre 95 sur 96 · ANDRÉ, TENANCIER · texte numérisé non relu

ANDRÉ, TENANCIER

ANDRÉ, écoutant les pas s'éloigner, et revenant à Tenancier.

J'hésitais à briser le cœur de cette enfant ; mais en vous appelant mon père elle m'a rappelé à mon devoir et je viens vous dicter le vôtre. Vous allez prendre le refus sur vous.

TENANCIER

Le refus?

ANDRÉ

C'est le moins que vous me deviez. Vous direz... ce que vous voudrez, que vous comptiez sur une dot, que sais-je ?

TENANCIER

Pourquoi mentir ?

ANDRÉ, sombre.

Ce mariage est impossible, vous le savez bien.

TENANCIER

Impossible? Je te jure que rien ne s'y oppose, à ma connaissance.

ANDRÉ

Rien?... Mon père s'y oppose.

TENANCIER

Ton père?... Voyons, achève! que sais-tu? que croistu savoir?

Ne me forcez pas à m'explîquer... Ne voyez-vous pas que j'ai le rouge au front rien que d'y songer ?

TENANCIER

Et moi, je veux que tu parles... pour l'honneur de ta mère, car je crois comprendre que tu calomnies cette mémoire sans tache.

ANDRÉ, lui donnant la lettre du quatrième acte.

Ne laissez donc pas traîner vos lettres.

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