‹ La Contagion Dans L'Encéphalite LéthargiqueChapitre 5 sur 10 · fées · texte numérisé non relu

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. Le lapin n° 84 meurt le 2° jour avec des lésions hémorragiques ventriculaires et présente déjà à l’examen histologique une irritation méningée à mono et à polynu-. cléaires. Une émulsion préparée avec des fragments de son cerveau est inoculée à un autre lapin n° 95 qui meurt le 5° jour et dont le cerveau présente des lésions

typiques.

Expérience IL. — Le lapin n° 97 B. estinjecté dans le cerveau, avec du virus fixe, le 14 juin. Il est parfaite ment bien portant le 19 juin, soit 5 jours après l’inoculation. Il est sacrifié à ce moment et son cerveau sert à infecter le lapin 13-13 M. Celui-ci succombe avec des : lésions d’encéphalite le 6° jour.

Voie oculaire. — Lapin 20-20, reçoit dans la chambre antérieure de l’œil gauche o ce. 1 d’une émulsion de virus fixe. Mort au 7° jour, lésions caractéristiques.

Répétée 6 fois, 6 fois positive.

- Durée d’incubation : 10 jours.

De même par scarification de la cornée.

Nerfs périphériques. — Le 12 mars, on inocule dans le sciatique gauche du lapin 91 M une goutte de virus fixe. L'animal meurt le 7° jour. Lésions d’encéphalite.

Expérience L. — Muqueuse nasale. — Le 12 mars on badigeonne les deux narines du lapin 94 M à l’aide d’un tampon imbibé d’émulsion cérébrale virulente. L’ani-

mal survit.

Expérience II. — Le 13 juillet on badigeonneles fosses nasales du lapin n° 45 M avec un tampon imbibé de vi-

rus. Même opération le 15 et-le :7 juillet. Légères hémorragies au cours du tamponnement. L'animal meurt le 21 juillet avec des lésions minimes. Un passage fait avec son cerveau donne des lésions typiques, (incubation : 7 jours).

Expérience EE. — Le 15 avril on scarifie la muqueuse d’un lapin, puis on badigeonne les 2 narines et on introduit dans l’une d'elles un tampon imbibé de virus qu’onlaisse en plaee, Les 2 lapins succombentle 3° Jour.

De même on observe la mort au bout de 8 et 10 jours après irritation de la muqueuse à l’huile de croton, suivie 24 heures après d’inoculation.

L'ensemble de ces expériences prouve que si la muqueuse saine oppose une certaine résistance à la pénétration du virus de l’encéphalite dans l’organisme, par contre la même muqueuse,une fois lésée par un procédé quelconque, devient perméable au. virus.

Les autres voies d’inoculation (sous-cutanée, intraveineuse, péritonéale, digestive) se sont montrées inefficaces.

Seules donc,les voies nerveuses centrales et périphériques, oculaire, nasale, se sont, ainsi que la voietesticulaire où le virus s'est conservé 11 jours, montrées capables de reproduire la maladie expérimentale dont les lésions et les: symptômes sont les, mêmes que chez l'homme.

L’expérimentation nous apprend non seulement que le virus est localisé au système nerveux central, mais que suivant la voie des nerfs périphériques il s’élimine :

— ke —

Par Le mucus nasal ; Par la salive.

MM. Netter, Césari et Durand ont retrouvé, dans des - glandes salivaires,des corpuscules de Négri. Puis partant d’un virus extrait de glandes salivaires, ces auteurs ont pu réaliser une série de passages sur le lapin ; l’infection dans ces conditions se montra plus constante et plus régulière que par lemploi d’un virus extrait de la substance cérébrale.

L’expérimentation nous apprend en outre :

1° Que le virus persiste très longtemps en gardant sa virulence in vivo et même in vitro où il peut être entretenu en symbiose avec des éléments cellulaires cultivés ;

2° Que le virus est décelable dans les formes frustes ou atténuées qui, au point de vue de la transmission, peuvent donc se comporter comme les formes typiques ;

3° Que sa présence est possible chez des personnes qui n’ont pas présenté la maladie.

Ces données expérimentales concordent avec ce que va nous apprendre l’observation clinique.

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