Sent., d. 14, qu. 2, a. 2, ad 3 ; d. 15, q\i. 2, ad
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présence » S et le sentiment mystique de l'iiabitatton de Diett en nous.
Cette expérience, le Docteur angélique l'attribue au don d« sagesse, interprété d'après son sens latin de f sapida scientia ». On peut se rappeler ce que nous avons dit sur ce point dans un précédent chapitre «.
En résumé, le mystique prend une conscience plus ou moins vive de Dieu dans un savourement extraordinaire de sa charité qui se trouve soudainement émue au-dedans de lui-même. De la sorte, se réalise la promesse réconfortante que le Christ fit à ses apôtres, au dernier soir de sa vie terrestre : « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous ; c'est l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins ; je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous vivrez. En ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; et moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui. » Judas, non pas riscariote, lui dit :« Seigneur, comment se fait-il que vous vouliez vous manifester à nous et non au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure ^. »
Saint Thomas d'Aquin résume tout ce discours et l'explique en ces termes : « L'amour mCMTie que nous avons pour les choses divines fait qu'elles se révèlent à nous... Ex ipsa divinorum affectione provenit manifestatio eorumdcm, secundum illud : Si quis diligit me, diligeUir a Pâtre meo, et ego diligam eum et manifestabo ei meipsum *.