‹ La Contemplation mystique d'après Saint Thomas d'AquinChapitre 148 sur 227 · IICorinth.,y · texte numérisé non relu

IICorinth.,y

2. Sainte Catherine de Sienne, Lettres au Bienkevrevx Raymond de Capoue (Irad. du Père Bernadot, p. 87).

hensibles et ses voies impénétrables ! Car qui a connu la pensée du Seigneur ? ou qui a été son conseiller ? ou qui lui a donné le premier et recevra de lui en retour ? Car c'est de lui, et par lui, et en lui que sont toutes choses ; à lui la gloire dans tous les siècles. Amen ^. »

Nous ne nous étendrons pas davantage pour le moment sur le don d'intelligence. Il faudra y revenir encore quand nous parlerons de l'intuition négative de Dieu qui établit l'âme dans le grand silence mystique ^.

Passons maintenant aux dons de science et de sagesse.

§ VII. — Par le don de science le Saint-Esprit nous accorde UNE juste appréciation DES PERSONNES ET DES CHOSES DE CE MONDE.

Le don d'intelligence, comme la vertu du même nom, s'épanouit dans une simple intuition sur la vérité. Les vertus de science et de sagesse raisonnent au contraire, et les dons qui leur correspondent jugent par inférence. Ils se passent du raisonnement proprement dit, car l'homme, se trouvant mené par l'Esprit divin, agit à la manière de Dieu, qui n'a que faire de nos procédés logiques de démonstration ^. Mais, à l'intérieur de ces jugements des dons de science et de sagesse, les choses apparaissent mises en rapport avec les causes qui les expliquent et les effets qui en résultent. Ainsi, tandis que l'acte du don d'intelligence ressemble à l'intuition simple d'un principe, les actes des dons de science et de sagesse sont comme la vue claire d'une conclusion. Dans le premier cas on discerne la vérité, dans l'autre on se rend compte des raisons qui l'établissent.

Arrêtons-nous d'abord au don de science. Tandis que celui de sagesse plane dans la contemplation de la divinité et considère tout de ce point de vue, le don de science a pour domaine le monde créé et part de là pour s'élever au Créateur *.

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