‹ La continence est-elle nuisible ?Chapitre 14 sur 30 · C..., 25 ans. — Dernière pollution, une semaine · texte numérisé non relu

C..., 25 ans. — Dernière pollution, une semaine

Examen le 9 décembre.

Urine recueillie à 1 heure du soir après Le repas.

Présence de blocs polychromatophiles de la grosseur d’une tête. Restes cellulaires avec grains pigmentaires orangés. Pas de sper matozoïde typique.

De ces examens microscopiques, nous tireronsles conclusions suivantes :

1° On ne retrouve pas d'une façon constante de spermatozoïdes typiques dans l'urine, si le dernier rapport ou la dernière pollution datent de plusieurs jours.

2° On en retrouve chez les sujets qui ont eu un rapport sexuel ou une perte séminale quelques heures avant le prélèvement de l'urine.

3° Chez la plupart des sujets, on trouve des blocs polychromat6Philes, qui sont peut être des débris de tête de spermatozoiïdes, mais rien ne permet de leur assigner d’une façon certaine cette origine.

Dans ce cas, il serait rationnel d'admettre que les spermato zoïdes passent dans l'urine, mais seulement à l’état de débris. Les conclusions que MM. Milian et Mamlock ont cru pouvoir tirer de leurs recherches nous semblent au moins prématurées.

Quelles déductions sommes-nous en droit de tirer des considérations anatomo-physiologiques qui précèdent ? La physiologie de l'appareil génital mâle n’est pas parfaitement connue, il faudra encore bien des observations et des expérimentations pour la compléter. Toutefois, durant ces dernières années, on est parvenu à apporter un peu de lumière sur divers points encore obscurs.

Nous noterons en premier lieu le rôle de la glande interstitielle du testicule.

L'absence de rapports sexuels n'empêche évidemment pas la fonction de cette glande des’exercer. Or, comme c’est elle qui a une influence générale sur l'organisme et non pas l’épithélium séminal, il ne semble pas que le continent doive présenter les troubles de croissance, de développement, etc., que présentent les sujets où les cellules interstitielles sont absentes (castrats, cryptorchides, etc.).

De plus, la fabrication des spermatozoïdes étant continue — malgré l’intermittence de leur utilisation par le coït — chez

tous les sujets en activité sexuelle et les spermatozoïdes ne Esquier 3

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demeurant pas longtemps dans les voies d'excrétion par suite de leur destruction ou de leur évacuation, il n'y a pas à craindre une atrophie de l'épithélium séminal comme conséquence de l'absence de”voit.

Le fonctionnement normal de l'organisme, théoriquement du moins, ne semble donc pas lié aux rapports sexuels.

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