‹ La continence est-elle nuisible ?Chapitre 20 sur 30 · OBSERVATION Î · texte numérisé non relu

OBSERVATION Î

Un médecin de trente ans raconte, dans sa biographie, que sa mère, qui était de sentiments religieux sévères, l'éleva dans ce sens, lui inculquant des principes de haute morale qu'un maitre, resté encore son ami, développa en lui avec une extrème sévérité. A l'âge de treize ans, il fut pour la première fois amoureux, mais platoniquement. Ne s'est jamais masturbé. Jusqu'à sa vingt-quatrième année, il ne praliqua jamais le coît, en dépit des railleries de ses camarades. Les pollutions devenant cependant par trop fréquentes el craignant que sa conlinence n'amenäl des troubles du cerveau, il

s’'adonna à une vie sexuelle normale et s’en trouva très bien.

Comme seul symptôme morbide, le médecin en question présente des pertes séminales. C’est un peu insuffisant pour poser un diagnostic étiologique. De plus, c'est très probablement un nerveux timoré et craintif.

Moll cite l'observation ci-dessous dans son ouvrage Die Kontrare Sexualempfidung :

Page 1