‹ La continence est-elle nuisible ?Chapitre 19 sur 30 · SAT · texte numérisé non relu

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auteurs qui ont recueilli le plus grand nombre d'observations de sujels continents. Tout en reconnaissant parfaitement que la volonté permet à bien des gens d'observer une continence, quelquefois très longue, sans inconvénients sérieux pour la santé, surtout lorsqu'ils mènent une vie sérieuse et sont d’un tempérament froid, il ajoute que les sujets d’un tempérament vif et ardent, ou qui occupent constamment leur esprit de choses sensuelles et sont habitués à pratiquer le coït, ne peuvent s'abstenir longtemps sans risques pour leur santé.

«Si même la continence, ajoute-t-il, dans une multitude de » cas, n’aboutit pas à de véritables maladies, elle amène souvent » un élal qui n’est pas la santé, un état de malaises, de troubles » nerveux qui abat l'âme et diminue la capacité de travail, » assombrit l'humeur et empêche la joie et le bonheur ».

IL est absolument évident que les tempéraments ardents supporteront moins facilement la continence que les sujets de nature froide et peu soumis aux excitations génésiques. De même ceux qui pratiquent souvent le coït s'en priveront moins aisément que les continents habituels. Cela n’est pas douteux : la loi de l'habitude se vérifie chaque jour en physiologie.

Quant à cet « état qui n’est pas la santé » dont parle Nystrôm et qui survient « dans une multitude de cas », il reconnaît luimême, par l'expression dont il se sert pour le désigner, son peu de gravité.

Il se rencontre pourtant, comme nous l'avons vu, avec d’autres auteurs pour affirmer que chez quelques-uns l’abstinence peut porter préjudice à la santé quand elle a été observée une longue suite d'années.

Voici quelques observations qui viendraient à l'appui des affirmations de ces derniers.

Kraft-Ebing rapporte le cas suivant dans sa Psychopatia sexualis. |

Esquier 4

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