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moelle soient soumises au contrebalancement harmo- __ nieux des influx antagonistes venus des centres supérieurs. |
Si l'un de ces facteurs est déficient le tonus est troublé, c’est ainsi que dans l'hémiplégie ancienne il y a hypertonicité (influx supérieur perturbé, arc réflexe normal), dans la poliomyélite, hypotonicité (influx supérieur normal, lésion de la voie centrifuge de l’arc réflexe) et dans le tabès hypotonie (influx supérieur normal, lésion de la voie centripète de l'arc réflexe).
Cette étude du tonus va nous permettre d'interpréter
le mécanisme de production de la contracture latente post-tétanique. ie | Les travaux de ManriNesco-MANOUÉLIAN nous ont montré des lésions dans les cornes antérieures de la moelle au cours du télanos. On peut alors concevoir que pendant ‘une partie de la période de convalescence ces lésions ne soient pas complètement réparées, que la toxine ne soit pas détruite en totalité.
Par suite la première condition, dont nous avons parlé plus haut, n’est pas remplie ; l'intégrité parfaite des partie conslituantes de l'arc réflexe n'existe plus ; une contraclure devrait donc en résulter.
Si elle n'apparait pas c’est que vraisemblablement elle est masquée par l’action frénatrice de la voie motrice centrale, or l’anesthésie en libérant la moelle de l’action inhibitrice des centres supérieurs permet à la corne antérieure spinale de conserver toute son indé-
pendance. Cette corne agit alors sous l’action de la toxi-
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ne restante comme centre tonigène à activité démesurée. Ce phénomène de libération n’est que momentané, il apparaît, croît avec l’anesthésie, décroît et prend fin avec elle suivant exactement les perturbations fonctionnelles du centre inhibiteur supérieur. | Mais cette hypertonie latente n’est pas définitive,
elle s’atténue peu à peu au cours de la convalescence et
nous comprenons alors pourquoi dans le septième cas
dix-sept mois après la guérison clinique du télanos) aucun phénomène anormal ne se produisit au cours de l’anesthésie. : |
Si les six premières observations sont en tous points superposables, quant aux réactions constalées, elles le sont aussi, quant au lemps qui séparait la guérison apparente de la date où fut pratiquée l’anesthésie.
Cet élément de temps n'intervient-il pas lui aussi dans tous ces cas, soit pour permeltre, soit pour empêcher la contracture tonique de se produire ?
Il semble bien que tout se passe comme si l'imprégnation toxinique spasmogène décroissait progressivement pour disparaître ensuite d’une façon complète et définitive ou comme si la perturbation fonctionnelle du neurone moteur s'atténuait peu à peu.
Ce phénomène qui disparaît graduellement peut, toutefois, au cours d'une anesthésie générale praliquée à une période lointaine de la guérison apparente, ne pas présenter les caractères typiques que nous avons décrits, si bien que le chirurgien, devant une résolution muscu-
laire incomplète, invoque comme cause provocatrice
NV PVITE
mis pente
toute autre chose que l'infection télanique : c’est ainsi qu'il peut incriminer un élat névropathique, une intoxication éthylique du sujet, une mauvaise qualité de l’anesthésique, voire même une incompétence de l’anesthésiste.
La superposition parfaite des six premières observations, leur résullat absolument identique suffisent à donner au phénomène de contraciure latente post-tétanique toute sa valeur, quel que soit le mécanisme de production que l'on invoque.
Un point reste toutefois à préciser : l'extrême limite du temps au bout duquel la contracinre peut encore se produire. Nous ne saurions fixer celte limite d'après nos observations, ce que nous savons seulement c’est qu’elle est d’au moins six semaines, mais inférieure à dix-sept mois. L'écart est trop grand entre ces deux dates extrêmes pour que nous puissions donner une moyenne, même approximative.
Ce phénomène est:1l spécial à l’homme ou peut-il se rencontrer chez tous les animaux sensibles au poison tétanique ? Tel est encore le problème que l’on ‘peut se
poser.