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lour en provoque une troisième et ainsi de suite jusqu'à ce qu'une sorte d'accoulumance à ce genre d’excitation s'élablisse, ce qui joint à un cerlain degré d’affaiblissement de l’excilalion médullaire, amène la cessation de l'attaque convulsive ». |
Un argument plus décisif, nee à l'appui de la théorie qui attribue les effets de la strychnine à l'excita- Lion du pouvoir reflexe de la moelle.
Un animal éthérisé,- chloroformé ou chloralisé- ne subit plus la moindre action convulsivante de la part de Ja strychnine bien que l'anesthésie par l’éther, le chloroformé ou le chloral n'abolisse pas l'excitabilité motrice de la moelle aux excilants appliqués immédiatement sur elle ; mais ces substances abolissent la sensibilité et même l’impressionnabilité excito-motrice de la moelle et du bulbe rachidien, el par suite les reflexes.
En somme, dans l’intoxication par la strychnine, les spasmes paroxystiques sont analogues à ceux du tétanos et sont dus, dans l’un el l’autre cas, à l'augmentation du pouvoir réflexe de la moelle ; cette exaltation de l'excito- molricilé ayant son point de départ dans l'irritation des exlrémilés périphériques des nerfs centripèles. L'hyperexcitabilité réflexe favorise la production de phénomènes convulsifs en facilitant la transformation des irrilations sensilives en mouvements.
On conçoit alors pourquoi l’anesthésie en abolissant le pouvoir réflexe de la moelle supprime les spasmes convulsifs où émpêche leur production.
Mais alors qu'eux seuls caractérisent le strychnisme,
ag
dans le tétanos ils se surajoutent et quelque fois même masquent par leur intensité la contracture lonique qui,
elle, est due à l'augmentation propre et directe de
. l’action tonique des cellules motrices et a constitue l'élément de fond du tétanos. :
Cette contracture Lonique s’atténue peu à peu quand le malade guérit. Mais alors, comment expliquer son retour, pendant la convalescence au cours d’une anesthésie générale ? N'y a-t-il pas un autre élément, qui intervenant pour la masquer, serait influencé ou même supprimé par l’action de l’anesthésique ?
Pour nous pérmettre d'émettre plus facilement une hypothèse sur ce point, cherchons ce qui normalement provoque le tonus musculaire, et qu’elles sont les divers
facteurs qui peuvent le troubler.
Dans les conditions normales, un muscle n'est:
jamais en résolution complète. Sous l'influence des excilalions incessantes émanées des cellules des cornes antérieures de la moelle, les muscles restent dans un certain état de contraction ; c’est le tonus musculaire.
Les expériences faites en particulier sur la grenouille démontrent d’une part qne ce tonus est entretenu par l'influx médullaire et que d'autre part il est d’origine reflexe ; les excitalions sensilives ayant leur point de départ dans la peau, les ligaments, les articulations et surtout les muscles eux-mêmes.
Une fois créé ce tonus, entretient à son tour dans un équilibre normal celui des autres muscles antagonistes.
Mais ce tonus n’est pas indépendant des centres su-
He périeurs ; il subit en effet de la part de ceux-ci une in-
fluence frénatrice.
Il y aurait, en dehors d’un centre cortical des mou-
vements volontaires (centre qui influe sur le tonus
quand nous voulons le modifier), un deuxième centre qui
règlerait automatiquement le tonus.
Bien que la situation dece centre régulateur supérieur soit diversement comprise par les neurologistes il semble que la colonne grise antérieure reçoive une influence inhibitrice provenant de ce centre supérieur et qui lui parvient par l'intermédiaire de la voie pyramidâle.
La disparition de celle influence conditionnerait l’hypertonicité, le Lonus musculaire élant délivré de son frein cérébral.
GRAssET compare la cellule radiculaire antérieure,
centre du reflexe tonus, à une machine sous pression à
laquelle arrive normalement par les faisceaux pyramidaux une influence frénatrice exercée par les centres supérieurs « quand les faisceaux pyramidaux sont allérés, détruits ou absents, le frein est supprimé, le centre livré à lui-même et à ces excitateurs s’affole : de la hyperto: nie et contracture permanente ».
D'après ce qui précède nous pouvons donc admettre que pour avoir un tonus normal deux conditions sont
nécessaires :
1° Que toutes les parties constituantes de l'axe réflexe
soient intactes et fonctionnent normalement.
2° Que les cellules des cornes antérieures de la
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