‹ La Contracture UrémiqueChapitre 17 sur 31 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Observation rapportée par MM. les Professeurs Merklen Oberling et Gounelle (Société Médicale des Hôpitaux de Paris, séance du 1* juillet 1927).

M. âgé de 24 ans, est amené le 13 mai 1927 à la Clinique médicale dans un état de dénutrition intense, teinte pâle et jaune sale des téguments, asthénie, indif-

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férence, faciès un peu bouffi et paupières gonflées, pas d’œdème en d’autres points, quoique la mère du patient dise avoir perçu quelques jours plus tard un œdème avec godet aux deux jambes. L’impression première de faciès azotémique se confirme par l’existence de vomissements et par une température de 35°1. Respiration régulière et profonde, mais entrecoupée de pauses telles que l’ensemble rappelle un peu le Kussmaül. Pas de signes objectifs à l’examen des poumons. Cœur bien frappé. Pouls à 22. Tension 15 sur 9. Conservation des réflexes tendineux et cutanés. Contractions spasmodiques des muscles périlabraux. Les membres sont raides dans tous leurs mouvements et les avants-bras entrent spontanément en contracture.

Le malade vomit tout ce qu’il ingère. Constipation. Rétention d’urine. En outre, grosse lésion suppurée ouverte de l’aine gauche facile à rapporter à une ancienne coxalgie. Celle-ci persiste depuis vingt ans, sans avoir été sérieusement soignée. La hanche ankylosée est entourée de tissus indurés qui sont rouges au niveau des régions fistulisés. On distingue deux trajets dont sourd un liquide muco-purulent et sanguinolent, à odeur nauséabonde. La coxalgie a provoqué un raccourcissement total de 20 centimètres, qui porte presque exclusivement sur la cuisse. Atrophie considérable du membre posé en adduction avec légère rotation interne et un peu fléchi.

Le 14, même état aggravé de somnolence. Température: 35°8.

On retire par sondage de la vessie 700 cc. d’urines claires et très albumineuses.

Pas de dépôt à la centrifugation.

Urée/:du sang ere em ET nr RER LC 9 RFI 40 RéServetalcaline rene Re ns ge da HémMates RER er RL 2 MS EN 4.160.000

PERCRE NIET EME RTE E ed ns esse np ons 17.500 Hémogléhine Ar eux MARNE EUR ans 50 % Indice repactométrique (un peu élevé) .... 84,7 CI globulaire en NaCI (en augmentation) .. 3,44 CI plasmatique en NaCI (en diminution) .. 4,28

Durant la journée, accentuation des contractions spasmodiques de la face, crises de contractions généralisées avec rictus de la figure pendant lesquelles le jeu des mouvements respiratoires se montre plus ou moins entravé. Inappétence- absolue. Sérum glucosé.

Le 15, la somnolence progresse encore. En outre, crises convulsives caractérisées, se répétant toute la journée à environ une demi-heure d'intervalle. Elles débutent par de petits spasmes des quatre membres et une respiration saccadée. Puis les membres supérieurs entrent peu à peu en contracture, la main en flexion forcée, les bras et avants-bras en extension; convulsions toniques de la face et des globes oculaires; frismus, cyanose augmentant jusqu’à la fin de la crise. En même temps arrêt de la respiration, secousses dans le creux épigastrique par convulsions diaphragmatiques. (Contracture des membres inférieurs en hyperextension; contracture des muscles vertébraux et opisthotonos; la crise cesse au bout de quelques instants; sa terminaison se marque par deux ou trois alternatives de relâchement et de contracture; la respiration reprend, le diaphragme retrouvant sa mobilité.

Le soir, le malade entre dans le coma. Azotémie : 3 gr. 17. Température: 35°3. Pouls à 120.

La matinée du 16, les crises convulsives ne se reproduisent plus. La respiration se rapproche de plus en plus du type de Kussmaül. Mais à 11 h. 30, nouvelle crise à laquelle le malade succombe.

Autopsie: examen macroscopique: grosse lésion de l’articulation coxo-fémorale gauche; un stylet introduit avant l’ouverture du cadavre dans une des fistules par

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