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urémique est une intoxication complexe dans laquelle il est impossible de découvrir un facteur prédominant
Nous estimons pourtant que la contracture urémique est indépendante du syndrome hypertensif.
Un autre point pathogénique également incompréhensible est de savoir pourquoi tel ou tel malade présentera telle localisation de sa contracture urémique. Nous ne voyons pas pourquoi en effet, l’un aura seulement une colonne raide, alors que l’autre fera du trismus. Par contre, nous croyons que dans la forme qui simule la contracture pyramidale, il faille faire jouer un rôle à des lésions nerveuses latentes qui seraient réveillées par l’intoxication urémique. Nous nous appuyons pour cela sur les constatations que Thiers a fait dans sa thèse sur le rôle des lésions nerveuses antérieures dans le déterminisme des convulsions urémiques.
Conclusions
I. — Au cours des urémies, on peut voir survenir des manifestations cliniques déroutantes, constituées par des contractures musculaires qui, suivant leurs localisations, peuvent simuler des états pathologiques différents.
a) Tantôt la contracture frappera surtout les muscles de la colonne et parfois ceux de la nuque, simulant alors une méningite; mais la P.L. permet de mettre en évidence un liquide clair, dont l’albumine et la cytologie sont normales, qui ne contiennent pas de microbes à l’examen direct ou à la culture et dont la tension peut être normale, ou modérément augmentée.
b) Dans des cas exceptionnels, on verra se surajouter au tableau précédent, soit du trismus, soit des crises convulsives avec asphyxie, simulant le tétanos, mais un tétanos indolore.
c) Dans d’autres cas, eux aussi rares, ce qui dominera ce sont des manifestations d’hyper-excitabilité neuro-musculaire avec parfois une attitude spéciale de la main, simulant la tétanie.
d) Parfois, enfin, on aura un tableau qui rappelle la
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contracture pyramidale et qui présente cette particularité d’avoir une évolution calquée sur celle de l’in-
toxication urémique.
II. — La pathogénie de ces états de contracture reste imprécise parce que dans tous les cas où une investigation chimique complète a été pratiquée, on a pu constater des troubles complexes portant sur les éléments azotés et minéraux du sang et des tissus, ainsi que sur l'équilibre acide-base.
Or, dans l’état actuel de nos connaissances, il est impossible de déterminer quel est le facteur qui joue un rôle dans la pathogénie de ces manifestations. II semble toutefois que l'hypertension ne soit pas forcément en cause et que, dans certains cas, il faille incriminer des lésions matérielles du parenchyme nerveux.
Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Le DoYeEn, SAVY.
Jean LEPINE.
Vu et permis d'imprimer Lyon, le 13 Octobre 1930
Le RECTEUR, PRÉSIDENT pu CoNsEIL DE L'UNIVERSITÉ,
Josepnx GHEUSI.
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