‹ La Contracture UrémiqueChapitre 7 sur 31 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

BOoUcHUT et BERNHEIM : Le syndrome méningé dans l’urémie (Société Médicale des Hôpitaux de Lyon, 14 février 1922, tome I, page 45).

Dans notre service vient de mourir un malade qui, sur les seules données cliniques, pouvait passer pour atteint de méningite urémique. C’était un homme de 55 ans, présentant des symptômes méningés aussi typiques que possible : céphalée, vomissements, somnolence, raideur de la nuque, Kernig. Réflexe cutané plantaire en extension. Cet homme qui était porteur d’un rétrécissement uréthral ancien, ayant nécessité de multiples interventions, nous était envoyé du service du Professeur Rochet. Ses urines un peu louches, contenaient un gros disque d’albumine. Sa température ne dépassait pas 38°. Le dosage de l’urée du sang indiquait le chiffre de 6 gr. 50 par litre. Il mourut en quelques jours en proie aux mêmes symptômes méningés, et à l’autopsie nous trouvâmes deux reins très atrophiés, réduits en une coque fibro-adipeuse, contenant quelques calculs muriformes blanchâtres.

L’examen du liquide céphalo-rachidien ne révélait aucune anomalie, pas d’éléments figurés, pas d’hyper-al-

eue

buminose, sucre en quantité normale, culture stérile.

D'autre part, l'examen macroscopique et fhistologique des méninges ne montrait pas de trace de méningite.

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