‹ La contrefaçon du ChristChapitre 110 sur 150 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Cela est dit de ses rapports avec Jean-Baptiste. Plus tard, oublieux de cette affirmation, l'auteur dira avec le même ton tranchant : « Jésus ne fit aucune concession à la nécessité. Il prêcha hardiment la guerre à la nature, la totale rupture avec le sang^ »

Avec cette tlexibilité de caractère admirablement inflexible, il faut noter une vanité peu ordinaire. « Il aimait les honneurs; car les honneurs servaient à son but et établissaient son titre de Fils de David-. »

Ce nom, il n'y avait aucun droit, « sa naissance étant toute populaire^)). Mais comme le Messie devait être fils de David, on lui décernait naturellement ce titre, qui était synonyme du premier, et « Jésus se le laissait donner avec plaisir^ ».

Cette vanité devait cependant l'entraîner assez loin. Petit à petit il glissa jusqu'à des moyens qui pourraient nous paraître louches, mais dont notre romancier va nous expliquer la fine grandeur, et finalement Jésus se fit charlatan. « Obligé de choisir entre ces deux partis , ou renoncer à sa mission ou devenir thaumaturge, il devint thaumaturge ^. »

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