‹ La contrefaçon du ChristChapitre 111 sur 150 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Il multiplia les miracles dans Tordre moral et physique. Il révéla les cœurs : il réveilla les morts : en tout cela, il ne fut qu'habile. « Une grande équivoque faisait sa force. » « En acceptant les utopies de son temps et de sa race, Jésus sut ainsi en faire de hautes vérités, grâce à de féconds malentendus ^ »

(( Quelquefois Jésus usait d'un artifice innocent, qu'employa aussi Jeanne d'Arc. Il affectait de savoir sur celui qu'il voulait gagner quelque chose d'intime, ou bien il lui rappelait une circonstance chère à son cœur. C'est ainsi qu'il toucha Nathanaël, Pierre, la Samaritaine. Dissimulant la vraie cause de sa force, je veux dire sa supériorité sur ce qui Tentourait, il laissait croire, pour satisfaire les idées du temps, idées qui d'ailleurs étaient pleinement les siennes, qu'une révélation d'en haut lui découvrait les secrets et lui ouvrait les cœurs; tous pensaient qu'il vivait dans une sphère supérieure à celle de l'humanité. On disait qu'il conversait sur les montagnes avec Moïse et Élie ; on croyait que dans ses moments de solitude, les anges venaient lui rendre leurs hommages et établissaient un commerce surnaturel entre lui et le ciel -. »

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