‹ La contrefaçon du ChristChapitre 114 sur 150 · MaUh., V · texte numérisé non relu

MaUh., V

Il n'est pas un point concernant la nature, /œuvre, les actions de Jésus qui n'ait été l'objet de quelque falsification, dont le moins que l'on puisse dire, si l'on se refuse à y voir une étrange inconscience, est qu'elle a toute l'apparence d'une systématique imposture.

Ge serait abuser de votre patience que de faire défiler devant vous, sur deux lignes parallèles, la multitude des passages des Livres sacrés avec l'interprétation spéciale qu'y donne notre exégète. Je me borne à quelques fragments. Par les spécimens vous jugerez facilement de l'ensemble.

Voici le point fondamental de la foi chrétienne, la divinité de Jésus :

Les Evangiles : « Mon père et moi. sommes un i. »

« Qui me voit, voit mon Père^. »

(( Nous te lapidons, parce qu'étant un homme, tu te fais Dieu ^. »

« Alors, le grand-prôtre déchirant ses vêtements s'écria : II a blasphémé ! Vous avez entendu le blasphème î Que vous en semble.Ils répondirent: Il mérite la mort M »

Renan : « Jésus n'énonce pas un moment l'idée sacrilège qu'il soit Dieu. Que jamais Jésus n'ait songé à se faire passer pour une incarnation de Dieu lui-même, c'est ce dont on ne saurait douter^. »

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