‹ La contrefaçon du ChristChapitre 113 sur 150 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

LA CONTREFAÇON DU CIIRLST. Il

froides et timorées qui nous empêchent d'identifier la vérité et l'imposture.

Ce serait, il me semble, vous faire injure que d'engager une discussion sur ce sujet.

Tous les livres de TAncien Testament sont pleins d'aphorismes qui recommandent la sincérité et blâment le mensonge, car, dit Fauteur des Proverbes, qui était Oriental, « les lèvres menteuses sont en abomination devant le Seigneur^ ». Et la seule réfutation qu'il convienne d'apporter ici est la parole de Jésus : « Que votre langage soit : Oui, oui, non, non, car tout ce qui est de plus vient du mal -. » Je suis venu au monde pour rendre témoignage à la Vérité. « Je suis la Vérité. »

Ou plutôt, nous apporterons une réfutation d'un genre spécial. Nous rappelant ce que nous disions dans une Conférence précédente , nous allons voir comment Renan ne fait que prêter à son héros ses propres façons d'agir, et par un coup d'œil un peu plus attentif des procédés de l'auteur, nous allons découvrir l'absence de sincérité et rimposture dans l'œuvre du romancier qui n'a pu prêter au Christ de pareils défauts qu'en les sortant de son propre fonds.

Ainsi s'accomplit la parole biblique : « L'iniquité s'est menti à elle-même ».

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