‹ La contrefaçon du ChristChapitre 129 sur 150 · Études d'Histoire religieuse, pp · texte numérisé non relu

Études d'Histoire religieuse, pp

Le critique intransigeant n'avait probablement pas lu cette phrase de Jean-Jacques Rousseau : « Dieu peut-il faire des miracles? Cette question sérieusement traitée, serait impie si elle n'était absurde; ce serait faire trop d'honneur à celui qui la résoudrait négativement que de le punir; il faudrait l'enfermer i. »

En tout cas, il lut la préface que Littré venait d'écrire pour la seconde édition de la Vie de Jésus de Strauss; car sous rinfluence du positiviste français, la question de principe se transforma en question de fait, a Nous ne disons pas : Le miracle est impossible; nous disons : Il n'y a pas eu jusqu'ici de miracle constaté-. »

Comparez les deux écrivains, vous estimerez à sa juste valeur la docilité de la critique renanienne, qui sait passer de l'absolu au relatif avec un art opportuniste consommé.

Voici Littré : « En cherchant la différence la plus remarquable entre l'antiquité et les temps modernes, on n'en trouvera pas de plus marquée, ni qui soit plus effective que celle qui touche la croyance du miracle. L'intelligence antique y croit; l'intelligence moderne n'y croit pas »... « En rejetant le miracle, l'âge moderne n'a pas agi de propos délibéré, le voulant et le

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