‹ La contrefaçon du ChristChapitre 136 sur 150 · Matlh., xxYii, 40. — Marc, xv · texte numérisé non relu

Matlh., xxYii, 40. — Marc, xv

siens, c'est qu'il connaissait le fond du cœur des hommes qui les composaient. « Quand même, disait-il, Lazare ressusciterait d'entre les morts, vous ne croiriez pas! »

Et en effet, Lazare ressuscita. La conclusion fut que physiologistes, physiciens et chimistes de Tépoque cherchèrent à faire disparaître le ressuscité comme une pièce à conviction très gênante, et firent condamner à mort le Thaumaturge, car, disaient-ils, « si nous le laissons faire, il séduira toute la nation 1 ». La conclusion ne serait pas différente chez Renan. Si le miracle ne se produisait qu'exceptionnellement, ce qu'implique le nom même de miracle, il crierait à « la crédulité et à l'imposture ». Si le miracle se renouvelait, comme il le demande, autant de fois qu'il le pourrait désirer, il serait en droit de conclure qu'il n'y a rien là que de naturel, puisque le fait ne revêtirait plus aucun caractère d'extraordinaire. Dans les deux cas, le secrétaire et orateur de la commission pourrait prendre pour lui la réponse de Jésus aux scribes de son temps : « Hommes méchants et incrédules, les gens de Ninive, de Saba et de Sodome vous condamneront au j our du j ugement,... car vous blasphémez contre l'Esprit, et ce péché ne seraremis ni en ce monde ni en l'autre-. »

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