‹ La contrefaçon du ChristChapitre 25 sur 150 · DEUXIÈME CONFÉRENCE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CONFÉRENCE

Notre première Conférence nous a mis en présence de l'auteur de la Vie de Jésus,

Le but de son livre, l'esprit qui l'anime, les moyens qu'il emploie, nous sont apparus, dégagés de tout déguisement.

La valeur de l'œuvre nous a été révélée par l'auteur lui-même, comme un fruit de la fantaisie d'un artiste, et non comme le résultat des investigations d'un savant.

L'un des parangons de M. Renan écrivait, lorsque le livre parut, cette appréciation qui résume admirablement tout ce que nous n'avons pu qu'esquisser :

« L'analyse des témoignages, le balancement des preuves, tout cela peut aller à des savants, mais tout cela ne fait pas Taffaire du public.

M. Renan en a jugé ainsi... Ainsi averti, il ne reste plus au lecteur qu'à se laisser aller au charme | de cette interprétation délicate, élégante des énigmes dont la Vie de Jésus restera sans doute éternellement entourée ^ »

Ce témoignage ne saurait être suspect. Il émane de M. Schérer. Nous y ajoutons seulement ceci, que cette élégance d'interprétation n'est autre chose que le sourire habile jeté sur la grimace de la haine, que le bouquet de fleurs jeté sur les plaies vives de la victime.

Avançons d'un pas. Et après avoir donné un coup d'œil sur la documentation de notre critique, voyons comment il entreprend la Contrefaçon des Origines de Notre-Seigneur.

J'ai renoncé à la pensée que j'avais conçue tout d'abord de faire une critique détaillée de la manière dont Renan traite les sources évangéliques. Nous ne disposons que de quelques heures, et le travail serait infini. Car ce n'est pas un point qu'il faudrait reprendre, c'est chaque ligne.

La fantaisie de l'auteur ne s'est nulle part ailleurs donné plus libre carrière, n'admettant qu'une loi directrice dans l'acceptation ou le rejet des matériaux qu'il compulse : son bon plaisir. Je n'en dirai donc que quelques mots

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