IbicL, pp
Une pareille explication n'ent pas plus tôt franchi le Rhin qu'elle suscita, de la part des chefs d'école les plus hostiles à toute idée surnaturelle, une protestation de mépris.
Pendant que Tintellectualité française applaudissait par les mains de MM. Havet et Quinet, la critique allemande, déçue dans ses espoirs d'un renfort sérieux, écrivait, par la plume du chef ardent de l'école de Gœttingue, M. Ewald, Thé-
braïsant le plus autorisé de toute l'Europe
« On ne peut appeler ce livre un livre savant... Tout lecteur, quel que soit son point de vue, ne peut que réprouver l'injustice des jugements de Renan sur l'évangile selon saint Jean et l'arbitraire avec lequel il fait un triage entre les récits historiques des Évangiles, arbitraire qui se retrouve ensuite dans la manière dont il dispose les textes et les faits qu'il a choisis, à ce point qu'on dirait tout cela juxtaposé au hasard, à la manière d'un jeu de cartes... Renan distribue la louange et le blâme; mais l'éloge qu'il fait du fondateur du christianisme n'a pas plus d'autorité que les injures qu'il lui adresse ^.. »
Et le grave auteur, induit en erreur sur le passé
de M. Renan, apprécie ainsi l'usage de certains
moyens pour le but que nous avons signalé dans
notre première conférence : « On m'assure que