‹ La contrefaçon du ChristChapitre 35 sur 150 · Luc, II · texte numérisé non relu

Luc, II

2. M. Renan oublie que sous Zorobabcl eut lieu un premier re-

obligation, Tautorité romaine aurait sanctionné des prétentions pour elle pleines de menaces i. » Il est difficile d'accumuler plus d'erreurs en moins de lignes. Nous touchons au point de départ de l'histoire entière de Jésus, il nous faut donc insister quelques instants sur ce passage, particulièrement insolent.

L'unique raison que puisse avoir Renan de s'inscrire en faux contre le témoignage formel des Évangélistes est le silence de l'historien Josèphe. Il nous a avertis, dans son Introduction, qu'il lui faut choisir, là où Josèphe rectifie les documents sacrés-. Et son choix n'hésite jamais. Entre les contemporains du Christ qui ont été mêlés jour par jour à sa vie, initiés aux plus profondes intimités de son âme aussi bien qu'aux détails les plus précis de son existence, chargés ' par lui de le révéler et de le continuer à travers les temps, et un Juif vivant à Rome qui ne connut j les événements évangéliques que par ouï-dire, le choix de notre critique est vite fait : Josèphe l'étranger l'emporte, quoiqu'il n'ait pas « dans son style, avoue Renan, la même sincérité ^ ».

tour des captifs des tribus de Juda et de Lévi. 11 y avait parmi 1 eux 123 Bethléémites. L'aa 445 avant J.-C. rentrèrent encore à Bethléem 188 exilés (Néhémie, VII, 26).

Page 1