‹ La contrefaçon du ChristChapitre 39 sur 150 · Introd., note 1, p. xv · texte numérisé non relu

Introd., note 1, p. xv

D'abord, il ne s'agit pas d'une opération financière, mais d'une immatriculation des personnes et des biens.

C'était une habile préparation de l'asservissement final du peuple juif; le dénombrement des sujets conduisait à l'établissement de l'impôt personnel ; la mensuration des propriétés à l'impôt territorial. Saint Luc ne confond pas les deux, puisqu'il les mentionne séparément ^ et qu'il distingue le recensement premier de la seconde opération qui fut exactement la levée d'un impôt proportionnel : « àizozO^/r^^iiq xœv ojœiwv "^ ».

L'empereur Auguste mettait à profit la paix générale dont jouissait l'empire, pour opérer les réformes administratives dont avait longtemps rêvé son puissant génie. G'est alors qu'il mesure le territoire immense sur lequel s'étendait son sceptre, dénombre ses sujets, unifie le calendrier et remplit les caisses de l'État. Les auteurs anciens ne signalent pas ce premier recensement juif, mais loin de créer à ce document évangélique une invraisemblance quelconque,

1. Luc, II, 2. — Act,, V, 37. Certains exégètes proposent une lecture différente du texte de saint Luc, et leur opinion se trouve fortifiée par la découverte du Codex Sinaïticus, par G. Tischendorf, le plus ancien texte que nous possédions : « Ce premier dénombrement s'accomplit avant que Quirinius fût gouverneur de Syrie. » — D'autres interprèles lisent : « Ce dénombrement s'accomplit avant celui de Quirinius, gouverneur de Syrie... »?

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