Antiq., X\IU, i, 1, 6; XX, y
leurs écrits le corroborent d'une manière remarquable.
Tacite et Suétone nous parlent d'un livre écrit de la main d'Auguste, Libellum^ dit Tacite , Breviarium imperii^ dit Suétone ^ , dans lequel étaient détaillés le nombre exact des sujets et des alliés, le chiffre des recettes et des dépenses, l'état des armées, des flottes, des provinces... etc. Ce qui fait supposer évidemment une vaste enquête préalable, c'est-à-dire le recensement dont parle saint Luc.
L'empereur Auguste, en décrétant ce dénombrement, ne fît sans doute que correspondre au désir de son lieutenant Hérode, heureux d'obtenir ses bonnes grâces et d'avoir entre les mains le fil vivant de toutes ces familles juives en continuelles révoltes contre le gouvernement de l'Iduméen. Mais, comme elle l'avait fait pour la Gaule et la Cappadoce - , l'autorité romaine ,touj ours attentive à ne pas froisser les sentiments nationaux de ses tributaires, avait donné Tordre aux gouverneurs de Syrie dont dépendait la Palestine, de ne légiférer qu'en tenant le plus grand compte des traditions sociales et religieuses de