‹ La contrefaçon du ChristChapitre 50 sur 150 · Act., XIII, 22. — Rom., i, 3. — Hébr., vu · texte numérisé non relu

Act., XIII, 22. — Rom., i, 3. — Hébr., vu

léem et, plus lard, pour rendre vaines les prétentions des survivants, fît mettre le feu à la partie de la montagne de Sion où il savait que les listes généalogiques étaient conservées^. J'en crois la survivance des ambitions chez les faux messies, puisque, trois générations après le Christ, se leva, du village de Cocheba, où avait émigré la parenté de Jésus, un fanatique qui, fort de sa descendance de David, souleva les populations et amena une effroyable répression, dans laquelle périrent, dit-on, plus de Juifs qu'il n'en était sorti d'Egypte.

Ainsi, l'empereur Adrien croyait annihiler les derniers vestiges d'une lignée aux ambitions plus vastes encore que ses malheurs.

Et rassuré par tant de témoignages divers et contrôlés, je ne puis éprouver qu'une sorte d'étonnement plein de pitié, pour l'impudence d'un pseudo-critique qui, n'ayant à opposer aux déclarations des témoins — dix-neuf siècles après — que des insinuations et des grimaces d'énigme, couronne son échafaudage d'un aveu d impuissance...

« Autorisa- t-il, par son silence, les généalo-

1. Bell., VI, 6, 3. Que ce trait de folie ne nous étonne pas. Auguste fit détruire à Rome les livres sibyllins; Féodor III, czar de Russie, fit brûler les titres des chevaliers. Les Français brûlèrent, à Venise, le livre d'or de la République, où étaient consignés les droits de la noblesse.

gies... sut-il quelque chose des légendes... On ignore M »

Il nous faut, maintenant que nous avons revendiqué pour le Christ l'origine royale de la race, venger le mode divin de sa naissance, et contre l'attentat renouvelé du Photianisme, saluer en Tauguste créature qui lui donna le jour, l'idéal privilège qui fît mûrir comme au sommet de la tige humaine, le fruit où vint se condenser la sève des cieux et de la terre, en la fleur d'une féconde virginité.

« L'origine de Jésus n'est point semblable à la nôtre. Il n'est pas né, comme nous, « du mé- (( lange des sangs, ni d'un instinct charnel, ni (( d'une volonté d'homme ». Apportant à l'humanité le secret et le pouvoir de renaître dans l'Esprit, il est né de la femme et de l'Esprit de Dieu.

L'Esprit de Dieu est la force souveraine. Il commande l'évolution générale et préside au mouvement ordonné, progressif de l'univers. Or, comme il est intervenu dans le chaos et la matière pour produire l'être qui sent, dans l'animalité pour produire l'être qui pense, il va inter-

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