‹ La contrefaçon du ChristChapitre 59 sur 150 · Apocalypse, xii · texte numérisé non relu

Apocalypse, xii

rendre plus éclatantes les preuves de sa Divinité.

C'est alors que le serpent s'enroula sur lui-même pour souiller la double gloire de la Vierge-mère. Mais en même temps, on vit les docteurs de l'Église se réunir en synodes et en conciles; mais on entendit les puissantes acclamations des peuples monter vers le ciel. De la sorte, comme portée par deux ailes d'un grand aigle, la Femme s'éleva, dans sa gloire inviolée, protégée contre la haine du serpent, et par le génie des savants et par l'amour des croyants.

Depuis lors, oublieuse de ses échecs aux premiers âges chrétiens, l'impiété se fit critique, elle se fit artiste, elle se fît romancière. Avec la limpidité sereine d'un fleuve qui déroule ses ondes entre des rives fleuries, elle renouvela de nos jours les antiques mensonges des hérétiques oubliés. Mais le Ciel n'a plus besoin d'envoyer les ailes d'aigle pour sauver la Femme; le génie des grands docteurs pas plus que l'indignation des peuples n'est nécessaire pour triompher du serpent! un peu de réflexion, un peu de bon sens, un peu de logique terre-à-terre suffisent. Nous venons de le constater en Renan. « La terre secourut la Femme. Car la terre s'ouvrit et engloutit le fleuve que le serpent avait jeté de sagueule.»

La Mentalité de Jésus

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