Vie de Jésus, p
Mais n'attendez pas grand 'chose de ce petit bout d'instruction primaire.
« Il est douteux pourtant qu'il comprit bien
les écrits hébreux dans leur langue originale
Il fréquenta peu les écoles plus relevées des
scribes et il n'eut aucun de ces titres qui
donnent aux yeux du vulgaire les droits du savoir ^. »
En d'autres termes, Jésus qui n'était, comme on va vous le dire, qu'un « naïf villageois )>, ne savait pas même la langue classique de son peuple. Il baragouinait, vaille que vaille, le patois syro-chaldéen qui était l'idiome des paysans, mais il eût été bien empêché de soutenir une conversation avec les personnes distinguées du j pays. De plus, comme il n'avait pas même son certificat d'études, il n'eût pu régulièrement faire valoir aux yeux du Ministre de l'Instruction publique ou du Recteur d'Académie (je suppose que ce sont ces personnages que Renan appelle dédaigneusement le vulgaire) les titres qui donnent les droits du savoir, par exemple celui d'ouvrir une école.
D'ailleurs, voici le confirmatur,
« Il n'est pas probable qu'il ait su le grec
A plus forte raison n'eut-il aucune connaissance