Vie de Jésus, p
nisme, et qui aboutit à un mouvement politique. Le procurateur Coponius écrasa la sédition du Gaulonite; mais Técole subsista et conserva ses chefs. Sous la conduite de Menahem, fils du fondateur, et d'un certain Eléazar, son parent, on la retrouve fort active dans les dernières luttes des Juifs contre les Romains. Jésus vit peut-être ce Juda, qui conçut la révolution juive d'une façon si différente de la sienne ; il connut en tout cas son école, et ce fut probablement par réaction contre son erreur qu'il prononça l'axiome sur le denier de César. Le sage Jésus, éloigné de toute sédition, profita de la faute de son devancier, et rêva un autre royaume et une autre délivrance^. »
M. Renan tient tellement à attribuer à l'influence de Juda le Gaulonite sur l'esprit de Jésus, la spiritualité des idées chrétiennes, qu'il y revient avec afi'ectation : <( Dès lors, sans doute, il avait renoncé à la politique. (L'auteur oublie qu'il avait commencé par dire : Il n'attacha jamais beaucoup d'importance aux événements politiques de son temps, il en était probablement mal informé ~.) L'exemple de Juda le gaulonite lui avait montré l'inutilité des séditions populaires ". »