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Il VOUS parait peut-être, cependant, que cette formation est légèrement superficielle et n explique qu'insuffisamment la trempe d'esprit de Jésus, la nature et le cours de ses idées.
L'objection semble s'être présentée à l'auteur de la Vie de Jésus, car il s'efforce d'y répondre en nous développant en un long chapitre, dont je défie le lecteur le plus perspicace de saisir le sens, ce qu'il appelle « l'ordre d'idées au sein duquel se développa Jésus ».
Tout d'abord il pose comme principe que le peuple juif ne croyait pas à l'immortalité de l'âme. Et par un tour de force qu'on n'eût même pas attendu d'un gymnasiarque littéraire aussi souple, il conclut en attribuant à la revanche de ce grossier matérialisme, la foi nationale en des destinées immortelles et l'attente d'un Messie.
Oui, si le peuple juif a une histoire absolument unique parmi les peuples, si son rêve, dominant les horizons mouvants des événements et subsistant à toutes les successions d'empire3, à tous les exils et à toutes les déchéances, tend imperturbable vers le point sacré d'où va sortir Celui qui fut promis aux pères de la race, apprenez que cela tient a ce que la doctrine de l'immortalité de l'âme n'était pas dans les traditions de l'esprit juif K