Vie de Jésus, p. G
bles de cœur, des hommes de bomie volonté?
« Toute Thistoire du christianisme naissant est devenue de la sorte une délicieuse pastorale. Un Messie aux repas de noce, la courtisane et le Jdou Zachée appelés à ses festins, les fondateurs du royaume du ciel comme un cortège de paranymphes : voilà ce que la Galilée a osé, ce qu'elle a fait accepter ^ . »
« La Galilée a créé, à Tétat d'imagination
populaire, le plus sublime idéal; car derrière son idylle s'agite le sort de l'humanité, et la lumière qui éclaire son tableau est le soleil du royaume de Dieu. Jésus vivait et grandissait dans ce milieu enivrant... »
Puis, après une description de ses voyages à Jérusalem « qui mettaient Jésus en contact avec l'âme de son peuple et lui inspiraient déjà une vive antipathie pour les défauts officiels du Judaïsme », et de ses longs séjours dans le désert « qui fut pour lui une autre école » (alors que les passages de Luc, iv, 42 ; v, 16, indiqués en note, ne font allusion qu'à lliabitude de Jésus de se retirer dans la solitude pour prier, à l'époque de sa vie publique), Renan conclut sa petite excursion bucolique par cette phrase : « Il retournait alors dans sa chère Galilée, et retrouvait son Père ce-