Ibid., p
3. Ibid., p. 244. Voilà une de ces phrases typiques du roman évangélique où il semble que l'auteur ait pris plaisir à accumuler les sottises et les erreurs. Où Renan a-t-ilvu que le Christ affirme « qu'il est son Père et que son Père est Lui » ? Erreur théologique qui confond les personnes divines toujours distinctes dans l'identité de nature. Où Renan a-t-il vu que le corps fait la distinction des personnes? erreur philosophique qui réduit à rien l'existence de l'àme. Deux erreurs colossales en deux lignes, sans compter les aberrations qui les précèdent.
Enfin, nous aurons une connaissance suffisante de l'inappréciable mentalité de Jésus, lorsque M. Renan nous aura appris que « Jésus tout à la fois très idéaliste dans les conceptions, était très matérialiste dans Texpression^ (ce qui explique, pour le dire en passant, « avec le degré d'exaltation où il était parvenu^ », ce langage fortement substantiel : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang! ))); que cet idéaliste « n'a jamais songé à se faire passer pour une incarnation de Dieu luimême ^ »; « qu'il n'énonce pas un moment l'idée sacrilège qu'il soit Dieu ^ » , qu'il fut un révolutionnaire au premier chef ^ », que « jamais on n'a été moins prêtre que ne le fut Jésus ; qu'il est le fondateur du sentiment pur... n'excluant rien, ne déterminant rien,... d'une religion dégagée de toute forme extérieure, sans collège sacerdotal, sans théologie ni symbole, à tel point qu'on chercherait vainement dans l'Évangile une proposition théologique ou une pratique religieuse recommandée par Jésus ^, » que...
Mais il faut arrêter ici une pareille analyse...
Malgré l'effort que je m'impose pour demeurer