Ibid,, p
tons, sans hésiter, conclut-il, que des actes qui seraient maintenant considérés comme des traits d'illusion ou de folie, ont tenu une grande place dans la vie de Jésus ^. »
« Entraîné par cette effrayante progression d'enthousiasme, commandé par les nécessités d'une prédication de plus en plus exaltée, Jésus n'était plus libre ; il appartenait à son rôle et en un sens à l'humanité. Parfois on eût dit que sa raison se troublait. Il avait comme des angoisses et des agitations intérieures. La grande vision du royaume de Dieu, sans cesse flamboyant devant ses yeux, lui donnait le vertige. Ses ennemis le déclarèrent possédé ^. »
« Pressant, impératif, il ne souffrait aucune opposition : il faut se convertir, il attend. Sa douceur naturelle semblait l'avoir abandonné; il était quelquefois rude et bizarre. Ses disciples par moments ne le comprenaient plus, et éprouvaient devant lui une espèce de sentiment de crainte. Quelquefois sa mauvaise humeur contre toute résistance l'entraînait jusqu'à des actes inexplicables et en apparence absurdes^. »
Puis, vient une dernière souillure jetée sur l'âme de l'ineffable et tendre Jésus, dont les