Jean, vu
complètement inutile cependant, puisqu'elle nous fait toucher du doigt la méthode habituelle de Fauteur, de dissimuler tout ce qui contredit le parti pris de ses théories. Elle n'est pas inutile, puisqu'elle nous permet de juger de la valeur des autres allégations, sans qu'il nous soit nécessaire d'y apporter une réfutation sérieuse dont elles sont indignes.
Que Notre-Seigneur ait été étranger à toute connaissance philosophique, qu'importe, si d'une parole de ses lèvres il a établi à travers les siècles <c le règne de la vérité et du bien » , celui qui dirigera <( toutes les âmes élevées jusqu'à la fin des temps ». Qu'il ait ignoré l'histoire et la politique et ait pris le monde pour une monotone rue de Rivoli, qu'importe, si du seuil de son village, le naïf villageois a dicté des lois qui ont créé une nouvelle histoire au monde, et sont à l'heure actuelle, et plus que jamais, le phare immuable contre lequel viennent se briser toutes les politiques qui en refusent la clarté. Qu'il n'ait reçu aucun écho du progrès des sciences et qu'il ait ignoré Lucrèce après Philon, qu'importe, s'il a posé « le point de départ de la foi future de l'humanité ^ », si sa morale est « la plus haute création qui soit sortie de la conscience humaine,