Ibid., p
moindre notion d'une âme séparée du corps » qu'importe, s'il a établi au-dessus de toutes les tyrannies le culte de l'âme immortelle par ces paroles : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer Tàme, mais craignez Celui qui peut envoyer l'âme et le corps en enfer ^ », et s'il a consolé toutes les agonies par ce soupir suprême de l'espoir et de l'amour que nous avons tous retrouvé, à une heure tragique, sur des lèvres bien-aimées : « Mon Père, je remets mon âme entre vos mains - ». Que « son idéalisme transcendant ne lui permît jamais d'avoir une notion bien claire de sa propre personnalité )>, qu'importe, si en distinguant de tout autre son « Moi! » ce Moi qui sonne à travers tout l'Évangile comme le clairon du triomphe sur les murailles vaincues des philosophies et des morales humaines, ce Moi qui éclate comme la fanfare de l'Être supérieur qui entre à travers les consciences pour les subjuguer, le Christ a établi son | empire au-dessus des Anciens, des Sages et des Prophètes : « Et ego dico! Et moi, je vous dis! Le Ciel et la Terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ! »
Ou plutôt, changeons de ton et à cette corde d'airain de la logique, cjui vibre pour la Vérité,