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jusqu’à présent ne paraît avoir été essayée dans ce sens. Basraï et Busacca font bien allusion à des herpès
“obtenus par injection d’albumines étrangères, mais ils
ne précisent pas s'ils ont vérifié le caractère transmissible de ces herpès.
Les inflammations, quelle que soit d’ailleurs leur nature, peuvent-elles aussi engendrer l’herpès, qu’il s'agisse d’affections locales du nez (sinusites), de la bouche (affections dentaires), de l'oreille (otites), des organes génitaux (blennorrhée), du système nerveux ou d’affections générales (herpës cataménial, herpès de la pneumonie, de la grippe et de l’érysipèle).
Ici encore on a pu reproduire l'herpès inflammatoire, mais toujours après inoculation virulente préalable ou concomitante. Un fait des plus curieux nousest apporté à ce propos par TEAGUE et GOODPASTURE (1923) qui après avoir inoculé à la cornée du lapin l'herpès labial d’ün pneumonique, provoquent par badigeonnage au goudron un herpès cutané localisé au territoire du nerf rachidien correspondant à la zone irritée et transmissible en série. LE FÈvrE bE ARRic et Mazet ont obtenu des résultats comparables à ceux que nous avons évoqués en remplaçant dans leurs expériences le traumatisme cranien par une injection intrarachidienne d’eau distillée ou physiologique,
. réalisant l’inflammation de la séreuse.
Enfin la contagion pourrait de son côté provoquer l’'herpès. C’est là du moins l'opinion de Broca concernant la contagion conjugale de la maladie. Et l’on connaît bien l’herpès, affection vénérienne succédant au coït, l'herpès contracté par certains individus seulement auprès de certaines femmes. Malgré tout, les observations, étant donnée l’ubiquité généralement attribuée au virus de l'herpés, mais non prouvée, restent rares et discutables. On n’a pas parlé d’épidémies
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d'herpès comparables à celles du zona et il faut bien reconnaître que nous ne savons pas dans quelle mesure l’herpës maladie expérimentalement inocu. able se vérifie cliniquement maladie contagieuse ; s’il peut se propager par des malades, des porteurs et des porteuses de germes; s’il existe une contagion directe par les aliments, les poussières, les objets. Dans son ensemble l’épidémiologie de l'herpès souffre de son caractère trop peu clinique.
C'est en effet l’expérimentation seule qui a affirmé la transmission de l’herpès. De là à conclure à la contagiosité de la maladie, il n'y avait qu'un pas et il a êté vite franchi. Il convient en tous cas de retenir quelques faits expérimentaux en faveur de cette contagiosité. GrüTEr en 1924 exaltant par des passages cérébraux le virus de l’herpès obtint une encéphalite rapidement mortelle qui atteint les lapins non inoculés des cages voisines. LEvApiTI et NicoLau accouplant des lapins sains avec des animaux présentant de l’herpès génital ‘réussirent dans un cas sur 5 ‘expériences à transmettre l'infection par copulation, ce qui à tout le moins confirme le rôle effectif de la contamination sexuelle.
En somme, on voit que si l’étiologie de l’herpès appartient en propre aux cliniciens, les expérimentateurs ont pu néanmoins y apporter une contribution non négligeable. Et déjà s'affirme ici cette constatation que la question de l'herpès ne saurait progresser sans l'union étroite de l'observation clinique et du contrôle expérimental, notion que nous retrouvons à chacun des grands problèmes soulevés par cette maladie. Il n'est en tous cas pas exact de soutenir comme cela a été affirmé récemment dans la thèse de Samoïz que dans le domaine de l’herpès les acquisitions nouvelles auraient fait table rase des étiologies anciennes. L’étiologie comprise dans le
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sens où nous l'avons définie s’appuie sur des faits d'observation et elle est immuable dans la mesure où celle-ci a été précise. Ce qui est changé dans la question de l’herpès, ce n’est pas l’observation de l’étiologie mais bien la conception de sa pathogénie.
B — Pathogénie de l'herpès d'après les données expérimentales
Le virus herpétique
Nous allons considérer le virus de l’herpès dans son siège par la détermination du pouvoir infectant des différentes régions de l’organisme et dans ses caractères, c’est-à-dire ses propriétés physiques, chimiques, biologiques et pathogènes.