LAC
en 1925 ont confirmé ces données sur l'influence des traumatismes craniens qui leur ont permis d'obtenir des résultats constants alors que sans cet artifice, le virus ne se montrait efficace que dans le dixiéme des cas. Nous avons vu d’ailleurs que la plupart des techniques d’inoculation de l’herpès comportent en elles-mêmes un traumatisme, badigeonnage violent, scarifications, injections intra- cérébrales.
Il resterait dans ce chapitre à tenter de reproduire l’herpès par un traumatisme chez des animaux non inoculés mais ayant été simplement en contact avec des lapins herpétiques.
Les causes toxiques quel que soit leur mode d’action générale ou nerveuse, jouent de même un rôle indiscutable dans la genèse de l'herpès. Ë
Ici encore on note avant tout des faits cliniques et bien que ceux-ci doivent rester en marge de notre travail nous en rappelerons quelques-uns. On connaît bien les trois observations d’'AcHarD et LAUBRY d'éruption herpétique de la face à la suite d'injection intrarachidienne d’'eucaïne et de cocaïne. Dans un domaine très voisin, notre Maître le professeur PAUTRIER et Clément Simon ont observé après.rachistovaïnisation un zona facial avec phénomènes méningés et réaction du liquide céphalo-rachidien. Plus curieux encore sont les 11 cas relevés par BETTMANN, d'herpès apparu après injection de néo-salvarsan. Enfin notre ami le Docteur Deuizce (d'Epinal) a bien voulu nous transmettre la très curieuse observation suivante dont nous ne connaissons pas l'équivalent. (1)
Il s’agit d’une malade faisant nettement une poussée d’herpès après chaque injection d’antipyrine.
Malade de #1 ans ayant eu trois enfants et présentant
(1) Nous remercions ici le Docteur DELize de la contribution très intéressante qu’il a bien voulu apporter à notre travail.
DE
de petits signes d'insuffisance hépatique, diarrhée postprandiale, oligurie, opsiurie, débacles urinaires.
À part des coliques hépatiques et un ancien zona, les
antécédents n’offrent aucune particularité.
En mai 1908, au troisième mois d’une première grossesse, la malade souffre de névralgies dentaires et absorbe de l’antipyrine (1 gr. ou 1 gr. 50 en un jour). Elle se trouve soulagée et supporte bienle médicament. Deux mois plus tard, à l'occasion de nouvelles névralgies dentaires, même médication avec le même succès ( gr. par jour, 0 gr. 25 par doseen potion). Après un intervalle de deux mois, de nouveau poussée névralgique à manifestation intercostale droite et soignée dans des conditions analogues. Cette fois il se produit au bout de 48 heures une poussée herpétique à la lèvre supérieure.
En mars 1909, nouvelle crise dentaire. Nouvelle prise d’antipyrine et le lendemain nouvelle poussée herpétique, à vésicules multiples disséminées au niveau des deux lèvres et de chaque côté de celles-ci. En septembre suivant, reprise des accès névralgiques soignés à l’antipyrine et suivis deux heures après d’herpès et de tuméfaction des lèvres, ainsi que d’herpès génital discret.
En août 1910, névralgie dentaire traitée encore avec 0 gr. 25 d’antipyrine suivie dès la quatrième heure d'herpès des lévres avec grosse tuméfaction pseudolymphangitique ainsi que d’herpès génital confluent. En novembre suivant, à l’occasion toujours de douleurs dentaires, on donne à la malade à titre d’épreu. ve, et en lui présentant le médicament comme étant du pyramidon, 0 gr. 05 d’antipyrine mêlée à du phosphate tricalcique. Une heure plus tard apparaît un herpès de la région cutanéo-muqueuse des petites lèvres et des grandes lèvres.
Nous reviendrons ultérieurement sur l'interprétation de ces phénomènes. Nous remarquons simplement ici que jusqu’à présent l'expérimentation n’a pas apporté aux faits cliniques le complément de documentation nécessaire à leur explication. Il serait intéressant de vérifier si, comme il est probable, l’herpès médicamenteux est transmissible en série et causé lui aussi par un virus filtrant, ce qui à l'occasion n'offrirait aucune difficulté de technique. Aucune tentative
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