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encore discutée et c’est là une notion qui commande nombre de problèmes secondaires.
Chez l'animal sain, n'ayant jamais eu d’herpès, le virus n’a pu être trouvé par DoErr et SCHNABEL qui l'avaient cherché à la surface des lèvres.
Chez l'homme malade, le virus a été rencontré d’une façon constante dans les vésicules et c'est là une notion importante qui a permis d'établir l'unité de l'herpèés. On a en effet mis en évidence le virus quelle que soit la variété évolutive, herpès fébrile et afébrile (Lo wensTEIN 1919), herpès aigu et herpès récidivant. (Tzancx et FLanDiN 1921, Mizran et PÉRIN 1922, FONTANA, Muizian, NicoLau et Poincroux.) Tous ces herpès sont inoculables à la cornée du lapin en lui donnant en général une Kkérato-conjonctivite avec encèéphalite, parfois une kératite sans vésicules, parfois enfin une encéphalite sans kératite. Le virus peut ainsi être tantôt dermotrope et tantôt neurotrope.
Cette même présence de virus kératitogène et encéphalitogène se retrouve à la fois dans l'herpès de la tuberculose pulmonaire chronique, de l'insolation, de l'endocardite, de l’otite purulente moyenne, des maladies infectieuses (pneumonie franche, méningite cérébro-spinale à méningocoques, angine érythémateuseoudiphtérique,grippe,ictère catharral, oreillons, syphilides cutanéo-muqueuses — P. TEissier et ses collateurs), et aussi de la grippe épidémique (Isaïeu et TELIA).
Le virus, d'autre part, existe quel que soit le point du tégument où siège la lésion : lèvres, organes génitaux ; et FonTANA, en 1922, a pu non seulement transmettre l'herpès génital à la cornée du lapin, mais encore en étudier le retour de la cornée de cet animal à la peau de l’homme.
Ce sont là comme on le voit des notions importantes :
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permettant d'affirmer qu'aucune distinction ne saurait plus subsister entre les différentes catégories d’herpès, quelles que soient leur évolution, leur cause provocatrice et leur localisation. Elles affirment l’unité de la pathogénie de l'herpès : tous les herpéès ressortissent en définitive au virus herpétique.
Chez le convalescent la présence du virus au niveau de la peau reste contestée. Pour MiLrAN, qui se base sur des arguments histologiques déjà exposés, le virus de l’herpès, resterait à l’état latent, au moins chez les prèdisposés, dans l'épiderme et dans le dernie et retrouverait sa virulence sous diverses influences générales ou locales (Thèse de Samoïr 1924). Toutefois l'opinion de Mira n’a reçu jusqu'ici aucune confirmation expérimentale et NicoLau et PorncLoux n'ont pas pu retrouver le virus au niveau de vésicules d'herpès récidivant cicatrisées. De même Trissier et ses collaborateurs (1926) ne sont pas parvenus à déceler le virus au niveau des croûtes, ce qui est contraire aux constatations faites dans la variole.
Chez l’homme infecté expérimentalement les mêmes
observations se vérifient ; TEISSIER, GASTiNEL et REILLY
ont cependant noté une atténuation du virus qui au troisième passage d’auto-réinoculation ne produit plus que des papules comme l'avait jadis constaté Vipar. En réalité cette atténuation n’est qu'apparente et l’on peut se rendre compte de la présence du germe avec toute sa virulence si l'on pratique, soit des hétéroinoculations soit des passages à la cornée du lapin. L'allure des phénomènes paraît simplement modifiée par les réactions de l'organisme.
Chez l'animal inoculé à distance, le virus peut exister au niveau de la peau : GoopPAsturE et TEAGUE, selon une technique qu'ils ont utilisée en série, inoculent du virus d'herpès fébrile et d’herpés pneumonique