AVANT-PROPOS
Nous avons depuis les longues années qui nous séparent du début de nos études médicales accumulé des deftes de reconnaissance trop nombreuses pour qu'il nous soit possible de les rappeler toutes icr. Nous nous contenterons de citer quelques noms.
Nous rendrons un premier hommage à nos anciens maîtres de la Faculté de Nancy auxquels a incombé à la tâche ingrate de nous enseigner les premiers éléments de notre métier. Nous sommes heureux de remercier fout spécialement Messieurs les Professeurs ANCEL ef Bouin qui onf su exiger de nous de sérieuses étudès anatomiques ; Messieurs les Professeurs agrégés RicHoN ef Jacques PARisoOT qui nous ont appris en quelques mois à interroger ef à examiner un malade. Mais notre souvenir le plus ému s'en va plein de reconnaissance ef de regrets, vers la mémoire du Professeur SENCERT qui dès nos débuts nous familiarisa avec la clinique par ses leçons toujours si claires et dont la facon méthodique de conduire un diagnostic chirurgical nous restera comme une des acquisitions les plus solides de nos éfudes.
Cette éducation reçue pendant notre première année de médecine devait hélas constituer l'unique : bagage médical des cing années qui suivirent et
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bendant lesquelles devenu médecin auxiliaire nous nous trouvâmes le plus souvent abandonné à nos propres ressources dans l'isolement des bataillons. Mais si la guerre fut ingrate pour nos études nous lui devons du moins d’avoir eu la bonne fortune de rencontrer deux praticiens éminents, les Docteurs Deuiee, d’Épinal, et GUILLAUME, de Chaumont, l'un inédecin, l’autre chirurgien, qui après avoir été nos maîtres éphémères voulurent bien rester nos amis et devenir les parrains de nos études médicales. Qu'ils acceptent ici l'hommage de notre reconnaissance et veuillent bien croire à nos efforts pour suivre le chemin que leur exemple nous trace tous les jours.
A Strasbourg notre gratitude ira tout d'abord aux maîtres qui nous ont accueilli comme interne dans leur service et toujours témoigné la plus grande bienveillance : le Professeur BARD qui par sa précision clinique et ses idées générales en médecine nous a souvent émerveillé; le Professeur Sroiz dont les conseils judicieux seront plus d’une fois présents à notre souvenir en face d'indications opératoires dificiles à poser; le Professeur PAUTRIER qui nous a fait profiter d'un enseignement dermatologique clair et toujours pratique; le Professeur ROHMER, enfin, à qui nous devons notre initiation à la puériculture et à la pédiatrie. À côté d'eux nous devons également beaucoup de gré à tous ceux qui nous ont ouvert les portes de leur clinique, les Professeurs MERKLEN, L. BLum, Canuyr ef BARRÉ; à fous ceux dont nous avons pu suivre de près l'enseignement, le Professeur BorREi, les Chargés de Cours Paul BLun, BeLzLocQ ef BoEz ; à ceux qui nous ont préparé à l'internat, les Docteurs VAUCHER ef HANNS chargés
WC. de Cours et le Docteur FERRY Chef de clinique ; aux
membres du, Conseil de Faculté enfin, qui onf bien voulu nous accorder une bourse d'études pour Parts:
Maïs il est d’autres enseigneurs qui ont des droits aussi solides à notre attachement barce qgne leurs conseils nous vinrent le plus souvent en face de la difficulté méme et toujours pour nous tirer d'embarras; nous avons nommé nos anciens Chefs de Ser-
nos anciens Chefs de clinique ou de laboratoire Mesdemotïselles les Docteurs CoTriN ef ELIASCHEFF, Messieurs les Docteurs Scuaarr, FROELICH, Raut, Meyer, WoRINGER ef ZILHARDT.
Enfin nous assurons de foute notre affection nos
des Hôpitaux de Nancy, Weiss ef JouBLOT anciens Internes des Hôpitaux de Strasbourg ; nos excellents camarades d’internat les Docteurs VAssai, MASsoN et NÉEL; ef fous ceux que nous a fait connaître la vie commune des armées, de la Faculté et de l'H6pital, Compagnons d'armes, Internes, Assistants et Etudiants. Nous adressons ici à ceux d’entre eux qui sont tombés glorieusement sous les coups de la guerre ou de la maladie, l'Hommage de notre souvenir et de notre admiration.
En terminant, nous exprimons toute notre ajfectueuse reconnaissance à Monsieur le Professeur Weiss, Doyen de la Faculté de Médecine qui, avec la plus grande bonté, a pris un souci constant de notre avenir dans la profession médicale; nous adressons notre pieux souvenir à la mémoire de notre Mère et de notre Père disparus avant d'avoir
vice les Chargés de Cours HumBErr ef ROEDERER;
fidèles amis les Docteurs DucLERGET ancien externe
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vu ce travail sanctionner nos études et réaliser un de leurs plus beaux réves. Et nous rappellerons le. nom de nofre aïeul, Pierre Durour, médecin à Ble- ® vaincourt (Vosges) qui par l'intermédiaire de quel. ques malades reconnaissants nous a léqué de tradition d'Honneur et de Probité professionnelle que nous nous proposons de reprendre. à LIEN
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Evolution de la conception de l'herpès Aperçu historique sur les acquisitions récentes Plan et objet du travail
Les acquisitions récentes dans le domaine pathologique de l'herpès, dont l'exposé constituera notre travail, ont été réalisées par l'application à son étude de la méthode expérimentale, la dernière venue parmi nos techniques de recherche. Aussi bien l’histoire de l’'herpès n'est-elle qu'un chapitre particulier de l’évolution des méthodes médicales.
La Médecine successivement a franchi trois étapes. Elle a d’abord été presque exclusivement clinique, groupant les signes sans tenir grand compte des lésions ni des pathogénies, et. comme telle nous a légué des syndromes. Ensuite devenue anatomoclinique et rapprochant les symptômes des lésions en négligeant encore les causes, elle nous a donné la notion d'affection. Enfin elle s’est faite biologique, a recherché dans l’expérimentation l'origine des manifestations pathologiques et a pu ainsi définir l'entité morbide la mieux précisée, la maladie, qui est caractérisée non plus seulement par ses troubles fonctionnels et ses désordres anatomiques, mais encore par sa cause.
L'herpès tour à tour a été considéré comme un syndrome, une affection, une maladie.
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