ER DES
L'herpès syndrome, l’herpës réaction cutanée vient à peine de disparaître et nous le rencontrons encore dans quelques éditions retardées, notamment sous la plume du docteur Ravaur dans le Nouveau Traité de Médecine de Rocer (1922). « Nous montrerons que les herpés fébriles sont toujours des herpèës symptomatiques ; qu'il n’y a pas de maladie spéciale répondant à l’ancienne fièvre herpétique. L’herpés est un syndrome. Il a des causes multiples. Je ne crois donc pas qu'il soit possible actuellement de concevoir la fièvre herpétique comme une entité morbide bien définie. Il est en revanche beaucoup plus conforme à la réalité des faits d'envisager l’herpès comme une réaction cutanée. »
L'herpès affection cutanée ne constitue d’ailleurs pas un progrès sensible sur la conception précédente. Longtemps, en effet, cette maladie bénigne qui ne livrait pas d’autopsies par elle-même, n'a montré que la lésion élémentaire de la peau, la vésicule qui s'offrait aux yeux du clinicien et de l’histologiste, sans laisser soupçonner des altérations plus lointaines et plus générales ; et à l'heure actuelle même l'histoire anatomique de l’herpès chez l'homme reste incomplète. Quoi qu'il en soit voici l'herpès affection de la peau défini par un dermatologiste TH1IBIERGE, dans le Traité de Médecine de CHarcor en 1891 : « Sous le nom d’herpès on comprend des lésions cutanées à évolution aiguë ayant pour caractère commun la présence de vésicules disposées en groupes sur une base érythémateuse. Il ne s'agit pas d'une maladie définie de la peau mais d’un groupe de lésions à caractères objectifs communs relevant de causes diverses et représentant une évolution variable. »
L'herpès devient une maladie au cours des dernières années. On doit le définir actuellement « une maladie infectieuse caractérisée par sa cause, un agent trans-
DT lie dir ce à La