Le problème clinique
Le problème clinique de l'herpès est resté intégralement dermatologique et les données expérimentales, si elles ont augmenté nos connaissances n'ont en rien effacé les cadres construits par les vieux auteurs se guidant sur l'observation des malades qui, ici, peut être anatomo-clinique grâce aux possibilités de biopsie. A l'heure actuelle d'ailleurs la dermatologie est dans son ensemble encore basée sur la lésion élémentaire, quelques étiologies étant seules connues, et la plupart des pathogénies restant encore bien obscures. La lésion élémentaire de l'herpès est la vésicule avec son mode de formation un peu spécial : c’est donc la place de l'herpès dans le cadre des affections vésiculeuses que nous allons être amenés à examiner. 5
Les affections vésiculeuses paraissent pouvoir être placées entre les affections papuleuses d'une part, les
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affections bulleuses de l’autre. On observe en effet des affections papulo-vésiculeuses et des affections vésiculo - bulleuses. L'herpès lui-même peut dans certains cas, en particulier dans les cas d’auto-réinoculation, être réduit à de petites papules virulentes et GouGEROT a décrit des formes dégradées reliant l'herpès aux simples œdèmes prurigineux. Inversement certains auteurs ont rattaché l’'herpès au zona et l'on sait que cette dernière affection peut par
confluence des vésicules serapprocher des dermatoses
bulleuses,
I1 était naturel par analogie, que l'on recherchât dans les papules et les bulles, comme dans les vésicules, la présence de virus filtrants. En ce qui concerne les papules, le strophulus et le lichen plan livreront peut-être un jour la preuve de leur nature virulente, mais la démonstration de celle-ci reste pour le moment à faire. Du côté des affections bulleuses et vésiculobulleuses les choses ne paraissent pas beaucoup plus avancées.
Il en est ainsi de la miliaire blanche et de la miliaire rouge, bulles par leur mode de formation aux dépens d’un clivage de l’épiderme à l'exception peutêtre de certains éléments de la miliaire rouge qui se
formeraient par spongiose. Le rôle étiologique de la
sueur paraît indiscutable à MARFAN; mais la pathogénie reste indéterminée ; il est possible que les pyogènes n'y jouent qu'un rôle secondaire après intervention initiale d’un virus.
Les mêmes considérations s'appliquent à l’impétigo bulleux qui pour GrürEeRr serait dû à l’action primitive du virus herpétique avec intervention seconde des pyogènes. Et l'on peut en dire tout autant du pemphigus épidémique des nouveau-nés qui n'évolue pas toujours vers la pyodermite et où le staphylocoque,