‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 42 sur 61 · L'HERPÈS ET LE CANCER · texte numérisé non relu

L'HERPÈS ET LE CANCER

Les rapports connus entre l’herpès et le cancer se résument jusqu'à présent à peu de chose. Toutefois comte la théorie des virus cytotropes place l’herpès à côté d’affections comme l’épithélioma des poules, les verrues planes et acuminées, le molluscum contagiosum (acné varioliforme) qui réalisent une sorte de transition entre le processus infectieux de l’épithéliose et le processus cancéreux de l’épithélioma, il nous a semblé que nous ne pouvions passer ce chapitre sous silence.

Nous ferons tout d’abord remarquer que si la théorie virulente du cancer est loin d’être établie, le cancer du goudron et le cancer des rayons X n'éliminent pas plus la possibilité d’un intermédiaire virulent que l’herpès médicamenteux ne doit nous faire rejeter l'existence d’un herpès à virus filtrant ; que l’encéphalite produite par simple fistule d’'Ecx n'exclut sa transmissibilité en série.

Nous ne reviendrons pas sur cette question sur laquelle nous nous sommes déjà expliqués à propos du mécanisme de l'herpès médicamenteux, non plus que sur les analogies des méthodes de culture en symbiose du virus herpétique et de la tumeur de PEyron Rous telles qu’elles ont été réalisées pour l'herpès par Parker et pour le sarcome des poules par Ge.

Il y a plus : L’herpès a une affinité pour les cellules en voie de karyocinèse tout comme la vaccine (LevapiTi) et l'épithélioma contagieux (BURNET). GoopPasTurE et TEAGUE après inoculation cornéenne du virus herpétique produisent une régénération épithéliale par irritation du tégument avec du goudron et voient l'herpès se développer sur les régions badigeonnées. D'un autre côté Levapiri-et NicoLau ont montré que le virus herpétique conserve intact sa

virulence dans l’épithélioma de la souris. L'animal sacrifié, on fait avec des émulsions de la tumeur des passages au lapin donnant au cerveau l’'encéphalite, à la cornée la kératite, à la peau des éruptions. Les mêmes auteurs en inoculant l'herpès dans une greffe de cancer provenant d'un animal auquel on avait injecté la vaccine constatent que ce greffon cinq jours après l'inoculation contient le virus vaccinal et non celui de l’herpès. Ainsi le virus de l’herpès a réalisé avec la vaccine une association dans laquelle cette dernière, d’abord latente dans la greffe, a fini par se substituer complètement à lui.

Comme on le voit, il ne s’agit là que d'acquisitions partielles, mais celles-ci ont cependant déjà précisé certaines modalités d'actions des virus et certains caractères immunologiques de la cellule cancéreuse.

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