‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 49 sur 61 · VPPOORENTI EN ER TP IP ES OUR · texte numérisé non relu

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neuse, plus profonde laissant souvent des cicatrices Son siège est systématisé le long des trajets nerveux, d’un seul côté, parfois avec de légers chevauchements qui débordent la ligne médiane en des points correspondants à d'anciennes aires embryonnaires. Dans les: cas à lésions peu étendues, bien limitées, la confusion entre les deux maladies n’est même guère possible. Toutefois il existe des herpès généralisés et des zonas à vésicules aberrantes fréquents pour TÉNESSON, rares pour DaRiErR qui voit là surtout une image clinique faussée par la coïncidence d’impétigos miliaires. Les signes nerveux eux aussi sont un peu différents ; exceptionnels, en général peu marqués dans l'herpès « qui lèche le système nerveux », ils sont presque de règle dans le zona qui « mord » le névraxe et où on les rencontre sous forme de troubles douloureux, parfois anesthésiques ou paralytiques.

L'évolution n’est pas non plus la même : l'herpès procède par poussées récidivantes et ne laisse aucune immunité tandis que le zona confère une immunité

durable et ne récidive presque jamais. Cette règle

comporte d’ailleurs quelques exceptions : LUGER et LaNDA auraient vu un cas d’herpès simple laissant derrière lui une sorte d'immunité et d'autre part un herpès récidivant se reproduire régulièrement sous la forme de zona intercostal. D'un autre côté la réaction

de déviation du complément absente dans l'herpès de

l'homme, a été constamment trouvée dans le zona par Nerrer et URBAIN qui ont comparé à cet effet le sérum des herpétiques et celui des zonateux.

Devant la discordance des deux opinions en présence, il convient d'analyser les faits de plus près et nous allons voir que la question des rapports entre l’herpès et le zona se complique encore des difficultés de la conception même du zona qu’il nous faut envisager à présent. M

Le zona, en fait, nous apparaît comme une maladie infectieuse. Les cliniciens l'avaient affirmé depuis longtemps de par les caractères cliniques de la maladie et de par l’immunité qu’elle confêre. Mais quelle est la nature de cette infection? On connaît depuis longtemps le zona traumatique, le zona inflammatoire dû à une affection nerveuse ou à une maladie infectieuse, syphilis, tuberculose et mal de Pott, méningite cérébro-spinale, infections à pneumocoques, grippe, paludisme. Mais les expérimentateurs en montrant la constance de la réaction de déviation du complément, même dans le cas de zona bismuthique et arsenical (Nerrer et URBAIN), les considérations déjà citées sur l'herpès médicamenteux, sur l'encéphalite transmissible par fistule d'Ecx, tendent à prouver que toutes les formes cliniques y compris les éruptions zostériformes doivent être rattachées à une même pathogéënie virulente quelles que soient les causes apparentes conditionnant la maladie. Ces dernières n’agissent sans doute que par modification de la virulence ou du terrain.

Reste à déterminer le virus en cause. Nous avons déjà vu quelques expériences concernant le rôle d’un virus spécifique et celui du virus herpétique. Récemment NETTER, reprenant les idées de Von Bokay a apporté toute une documentation tendant à individualiser un zona varicelleux. Il a publié, et son exemple a été suivi par de très nombreux auteurs, quantité d'observations établissant la coexistence ou la succession de zona et de varicelle chez le même individu ou chez des individus différents en contact. Les faits épidémiologiques dans le détail desquels nous ne pouvons rentrer ici sont actuellement nombreux et précis. L’argumentation uniciste est d’ailleurs complétée par l'observation de faits de passage, de varicelles groupées et de zonas généralisés, par l'immunité

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croisée et la similitude des lésions élémentaires. Elle ne fournit par contre à l'appui de sa thèse aucune preuve expérimentale.

Les dualistes, car il y en a, répondent à la plupart de ces arguments. Les faits épidémiologiques s’expliqueraient par de simples coïncidences et les statistiques sont muettes sur les cas où aucune relation n’a été observée entre les deux maladies, le zona est rare dans la varicelle ; rare chez l'enfant où la varicelle est fréquente, le zona est peu contagieux.

Cliniquement les affections se présentent sous des tableaux différents ; les localisations ne sont pas les mêmes, les vésicules du zona sont groupées, celles de la varicelle isolées ; elles reposent sur une base érythémateuse infiltrée qui n'existe en général pas dans la varicelle ; l'image réactionnelle du sang et celle du liquide céphalo-rachidien varie avec chacune des deux maladies ; l’immunité croisée reste douteuse et n’est en tous cas que très temporaire.

Expérimentalement si la varicelle a été inoculée facilement chez l'enfant elle ne lui a pas donné le zona et l'expérience de KunDRAD1iTZz provoquant le zona chez l'homme, avec immunité varicelleuse consécutive est restée isolée. Enfin l’action immunisante réciproque du sérum de convalescent paraît un procédé assez infidèle dans chacune des deux maladies pour qu'il n'apporte aucun argument nouveau.

Ainsi la question des rapports du zona avec la varicelle, comme tous les grands problèmes que nous avons agités reste entièrement indécise.

Nous ajouterons pour être complets qu'on a signalé

des cas de coïncidence de zona et d’encéphalite (LÉPINE

1913) des épidémies intriquées de zona et d’érythème polymorphe (Troïsier et GEORGE 1923).

Si nous en revenons à la question des rapports de

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