‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 53 sur 61 · HERPÈS ET VARICELLE · texte numérisé non relu

HERPÈS ET VARICELLE

L'identité de l’herpès avec la varicelle n’a jamais été soutenue et le point d'union entre les deux maladies ne consiste que dans leur parenté respective et possible avec le zona.

La clinique n’a ni confondu les symptômes, ni rapproché les conditions épidémiologiques. L'immunité trés différente, puisque l'herpès est peu immunisant, la varicelle trés immunisante, a conduit NETTER et URBAIN à vérifier que le sérum des herpétiques ne déviait pas plus l’antigène varicelleux que celui du zona.

L'histologie comme nous l'avons vu sépare également les lésions,

Enfin P. Sazmox en 1905 a montré expérimentalement.

que la varicelle n'était pas inoculable à la cornée du lapin ce qui la différencie à la fois de l’herpés, de la vaccine et de la variole. ;

Nous voici arrivés au terme de notre exposé. Nous mentionnerons encore les nombreux problèmes qui de plus ou moins loin voisinent ceux de l’herpès en ce sens qu'ils posent des questions de rapprochement d’affections causées par les virus.

La plus célébre est celle de l'identité de la vaccine

avec la variole résolue en France où l’on respecte les faits cliniques dans le sens de la dualité, à l'étranger dans le sens de l’unicité, au nom du dogme de l’immunité et d'expériences qui ne sont pas à l’abri de toutes critiques.

À côté de ce problème dont la portée générale est considérable tant au point de vue pratique qu’à celui de la doctrine, nous en rappelerons une série d’autres qui en dépendent plus ou moins : variole et varicelle dont l'unicité a été reprise en 1925 par Sani, variole et varioles animales, vaccine et varioles animales (Horse-Pox, Cow-Pox, variole aviaire, variole de la chèvre, stomatite pustuleuse des ovins, stomatite du cheval, chancre du mouton, maladie éruptive des chèvres) vacoine et clavelée, variole et varioloïde et enfin la question de l’alastrim, ce dernier-né que se disputent la variole et la varicelle.

Dans chacun de ces problèmes on trouve des dualistes et des unicistes qui doivent souvent leurs convictions à leurs méthodes de travail et de raisonnement, à la valeur qu'ils accordent à l'épidémiologie et à-la clinique ou, au contraire, aux caractères de la maladie expérimentale et aux tests biologiques, à l'immunité croisée et à la déviation croisée du complément.

En réalité il faut bien se garder d'apporter une

solution trop hâtive à toutes ces questions et il nous apparaît comme prématuré de juger de l'identité de virus dont la nature et Ja plupart des caractères nous sont encore inconnus, NE RENE.

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