LES ENFANTS
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La petite Lili tournait depuis quelque temps dans sa chambre et elle ne se couchait pas, quoique l'heure fût déjà passée. < Ma chérie, dit la maman, je te donnerai cinq sous si tu es couchée dans cinq minutes. — Oh! maman, veux-tu être bien gentille? Dis dix minutes et donne-moi dix sous. >
Une autre fois, la maman avait fait des confitures, et avant de sortir elle défendit à sa fille d'y toucher. Lorsque sa maman fut sortie, la petite fille ne put s'empêcher d'aller auprès des pots de confitures et de les regarder; et puis elle ne put résister à la tentation d'y goûter. Elle y goûta tant qu'elle mangea la moitié d'un pot. Lorsque sa maman revint, elle s'en aperçut et dit d'un ton sévère: < Qu'est-ce que tu ferais, méchante enfant, si tu étais à ma place? — Ohl maman, je sais bien ce que je ferais. Je dirais : finis le pot puisque tu l'as commencé, mais ne fais plus cela. »
c Pauvre poulet 1 dit Lili avec un gros soupir. — C'est pour votre dîner. Mademoiselle, lui dit la bonne avec un sourire. — Ce poulet que vous venez de tuer! Oh! non, jamais. > La domestique paraît tout étonnée, c Jamais! entendez-vous? reprend Lili; j'en veux manger un autre, t
lES OISEAUX ET LES CHENHIES
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n 7 avait nu charmant village entouré d'une grande quantité d'arbres fruitiers. Au printemps rien n'était plus joli que ces arbres couverts de lleurs qui répandaient au loin leurs suaves parfums. Des milliers d'oiseaux faisaient leurs nids sur ces arbres ou dans les baies voisines, et du matin au soir remplissaient l'air de leurs joyeux concerts. Au printemps les cerisiers étaient couverts de cerises, et les pommiers, les poiriers, les pruniers et les pêchers étaient chargés de fruits qui sont si chers aux enfants. Les parents recommandaient souvent à leurs enfants de ne pas faire de mal aux petits oiseaux et surtout de ne pas toucher à leurs nids. Cependant quelques méchants garçons commencèrent à dénicher les nids; les oiseaux furent effarouchés et peu à peu ils désertèrent le pays, et les jardins devinrent tristes et silencieux. Mais ce ne fut pas tout : les chenilles que les oiseaux détruisaient autrefois, se multiplièrent prodigieusement et se mirent à dévorer les fleurs et les feuilles. Les arbres furent bientôt nus et dépouillés comme en plein hiver et les enfants qui autrefois avaient des fruits en abondance mangèrent leur pain sec
UN eBÀNB NID D'OISEAUX
Leam ihe Yooftbnlary on Page 190.
Un petit garçon qui était aussi crael quemécliant cherchait des nids et s'amusait à crever les yeux aux petits oiseaux. Sa mère le réprimandait et le punissait souvent. Elle lui disait : c Enfant impie, souviens- toi de mes paroles : si tu ne te corriges pas, tu peux être sûr que Dieu te punira. )» Mais le méchant garçon riait en secret des avertissements de sa mère et il devenait pire de jour en jour.
Un dimanche, au lieu d'aller à Téglise, il courut à la forêt pour dénicher des nids. Il découvrit bientôt un grand nid d'oiseaux sur un arbre très élevé, n grimpe aussitôt à l'arbre et parvient au nid. n 7 avait des petits. Le méchant garçon en prend un et le jette à terre. Il prend les autres dans sa main et se prépare à descendre lorsque le père et la mère, qui étaient des oiseaux de proie, arrivent à l'improviste, se jettent sur lui, lui déchirent les mains et la figure avec leurs griffes et lui crèvent les yeux à coups de bec. Il fut très malheureux tout le reste de sa vie. Après la mort de ses parents, il fut réduit à mendier pour vivre, et comme tout le monde connaissait son histoire, peu de personnes le plaignaient.