CHANT L SS
» D'un trésor mfoui receleur odieux , » Garde pour lui sa richesse muette 7 » Je ne suis point de ces gens-là.
» De ce qu'on sait , de ce qu'on a , » On ne jouit qu'autant qu'on le partage » Avec ses vrais amis. Le profit d'un voyage , D Nul n'oserait le contester , » C'est de connaître , et surtout c'est d'instruire : 1» Qui voyage long-temps, peut long-temps raconter; D Et beaucoup voir vaut mieux que beaucoup lire. »' Le monde est à celui qui sait l'étudier ;
» Qui n'a rien vu, n'a rien à dire, » Dit très-bien La Fontaine. Un triste casanier )» Aux frais des entretiens rarement peut suffire ; » Son savoir paresseux vaut ce qu'il a coûté,
)> £t , qui pis est , il n'est point écouté.
» Je vois des voyageurs , de leuç itinéraire » Qui pouvait enrichir la conversation , » A leur retour affubler un libraire ,
» Et d'un manuscrit téméraire, » Avant le temps risquer l'impression, y Misérable parti dont il faut se défendre I » Celui qui vous a lu ne veut plus vous entendre ; » Et ; pour entretenir la curiosité;
Se LA CONVERSATION.
» Il faut tlii peu de nouveauté.
» Je l'ëprouyai cent fois ; aussi l'es gens lc[uè )'aime, » De mes récits oht toujours la primeUr ; » Je ne fais point dite ^dr ritaipriitaeur
9 Ce que je puis diFe moi-ihébie.
» Au m^iàe KéU Hùtiis une fois » Nous pourrons converser enfin de vive voix ;
» Dans Fâbsence On a hean s'ëcrirë, » Le papier transmet tout , biais il ii'ex^licpie rien :
» C'est en parlant qu'on s'énteiid bien ; » Et combien iious ayons de choses à nous dire ! » Vous d'abord, je l'espère, et vous pouvez compter » Sur toute ma récohiiaissahcë , » A datëi* de inâ longue absence , » Vous voudrez bien mè raconter , » En peu dé mots , lès troubles de ta France : » Peu dit beaucoup à qui sait écouter ; » A discourir long-temps je n'oi)ligè personne : » Jamais surtout je hé fais répéter.
» Quant à moi , je vous abandonne » De tout inôn coèùr mes notés , mes jourhàuit , y> Pleins d'aperçus curieux et nouveaux ; » Je lés ai mis èh ordre , et je pourrais san^ peiné » Les dire ici tout d'une haleine ;
)> Mais , attendant que jusqu'au bout , » De point en point*, de page en page , » Je yous puisse à loisir commenter mou voyage, » Je veux TOUS en donner dès ce soir l'avant-goût. »
Ainsi y d'un air de bienfaisance Masquant son importunitë , Sa caressante vanité Vous poursuit de sa complaisance , Et vous fait peur de sa bonté.
Il tient parole ; et , sans miséiicorde , De son itinéraire il entame l'exorde ; ïl vous met du toyag'e ; il repasse, en courant
Tout ce qu'il vit ou de rare ou de grand ; De la Durance au Pô , du Pô jusqu'à la Loire, Tout a son incident y son roman, son Histoire; •
Et l'auditeur infortuné, De poste en poste à sa suite traîné , Craint son exactitude et maudit sa inémoire ,
Ou du voyageur inhumain Se délivre en rêvant , et le perd en chemin. * Alors , averti qu'il abuse y Au malheureux ^ui l'écoute à regret , £t quelquefois d'un air distrait
Lui bégaye en bâillant sa réponse confuse , Il pense devoir une ex.CMse :
tt Monsieur , dit-il , non sans quelque embarras » Je crains bien , dans ma conscience y i> D'avoir trop pre'sumé de votre patience ;
» De nies discours vous semblez un peu las.
» Ab ! monsieur , avec moi mettez-vous à votre aise.
» — Aux gens distraits aucun discours ne pèse , i> Lui repond sa victime y et ie suis dans ce cas. » Vous avez , en effet , parle , ne vous déplaise ,
» Assez long-temps , mais je n'écoutais pas. x>
vous dont la fatigue invoquait le silence , «
Malheureux auditeur, maintenant armez- vous
De toute voire patience !
Voici des rabâcheurs l'insupportable engeance ; C'est à présent qu'il faut l'absence ou les verroux ; Et d'abord sauvez-vous par une fuite prompte
De ce conteur minutieux ,
Dont l'ennui consciencieux ( „ De quelque omission , pour réparer la bonté y Malgré vous , àb ovo y recommence son conle ; Qui marche à reculons , et se gonfle en chemin De froids détails et d'incidents sans fin,
Telle, dans ces climats qu'un loag hiver assie'ge , Ramassant les frimas sur la pente des monts ,
Se grossit de légers flocons
Une boule énorme de neige.
Ferai-je plus de grâce au babil odieux
Du voyageur fastidieux Qu'avec peine souvent l'amitié même endure ?
J'en ai déjà tracé le profil à vos yeux j
J'en dois achever la peinture.
Pour nous conduire à Rome, au Mexique, au Japon ^ S'il quitte ses foyers et le vol du chapon , Quel dégoût pour le suivre il faut que je. surmonte ! Comptable aux auditeurs des faits prodigieux De cette grande course où son récit remonte,
En narrateur religieux , Il croit vous redevoir , pour apurer son compte , L'histoire du départ, des malles , des adieux, Le quantième du mois , la distance des lieux,
Le nom , l'enseigne des auberges , S'il y mangea des pois ou des asperges ;
Comment son essieu s'est cassé , Sur quel chemin sa voiture a versé ; Les secours empressés de tout le voisinage ,
Et les roiijiers jurant sur sou passagç, Eli ! mon ami , soyez moins scrupi^leu:^ ; Sur des faits qui n'ont rien db bien miracnleus ^ On vous pardonne un peu de négligence.
Peu nous importe , en ve'rite' , Que loin de votre bourg ou de votre cité Vous voyagiez en poste ou bien en diligence.
Pour des récitç plus curieux Réservez votre exactitude j Tous ces détails , pour vous seul précieux , Risquent d'être payés d'un peu d'ingratitude; Plutôt qu'être diffus , devenez oublieux Sur des événements de petite importance :
L'art d'être exact est l'art d'être ennuyçux. Sans vous appesantir sur cbaque circonstance , Racontez la cbose en substance :
En disant moins , vous direz mieux.
Mais où trouver des antidotes Contre ce rabâcheur d'anciennes anecdotes y Qui ramène toujours , dans ses contes maudits ,
Les mêmes faits , les mêmes dits ,
Et dont l'oublieuse mémoire
Tiré de son vieux répertoire
Dqs faits sans nouveauté ^ des souvenirs sans choix^ Qu'il emprunte des Francs et loe^iç des G^ois ? Des re'cits cuxieui qu'il veut que Von ^mxe , L'impertinent , jusqu'à ^tiiiti, Étourdit là s^i^çiéte Qui forme son pe^t empire ; Qes traits plaisants 4ont il veut C^ire rire , Rit le premier : s'il n'en est paç l'auteur ,
Il en est le comment^teiir;
Il en explique la finesse ,
La grâce y 1^ délicatesse ;
£n faveur de chaque ^icfum •
Fait un avant-propos , et coopipose imfiiç$iin^;
Boutiquier sans manufacture,
Il hante tous les lieux propres à son métier ,
£t des salons, Trublet populacier , ^"J^"
Emmagasine à l'aventure
Le bel esprit dont il est Iç C9.ijirtier ;
Pe rien créer prudemment se dispe9^e ;
^edit touj^ours , jamais ne pense.
Et débite, à lui seul , tout l'esprit du quartier.
Le dégoût le précède et l'ennui l'accompagne,
Qudquefois^ cependant , le scrupule le gaffne :
« Nç vous ai-je conté ce trait-lii qu'unç fois ,
6a LA CONVERSATION.
m Dit-il?— Quarante , aiimoins, répondei-vous. — NUmporCe,
» Rëpond-il en rouvrant la porte , » Avec plaisir encor , ijous l'entendrez y je crois. » Alorsquelqii'uns'approclie,etluidtt : tt Cette histoire )> ( Je l'entendis souvent ) plut dans sa nouveauté, » Mais tout récit déplaît , s'il est trop répété. » Ou changez de discours^ ou changez d'auditoire. « Inutiles conseils ! Pour combler notre ennui , Infatigable écho des autres et de lui ,
£t y suivant sa triste coutume, Reprenant fil à fil tous les points qu'il traita , Ce qu'il a de'jà dit , le bourreau le résume ^
Il reconte ce qu'il con^a :
Ses récits sont un errata ,
Et ses suppléments un volume.
Cet autre , encor plus impatientant ,
Soit distraction, soit malice, Des nombreux démentis qu'il se donne en contant ,« Doublant tous ses récits , double notre supplice : « Un soir, dit-il , j'ai tort , c'était après soupe,
» Enfermé dans une berlyie. . . .
» Je veux dire dans uu coupé, » Je partais pour Anvers , ou plutôt pour Maline....
» Non,c'était pour Honfleur...i*oubliab, pour RoueD :
» Mille excuses.... c'était pour Caei\ :
1» Hé I non^ j'y suis à présent.... pour Goutance. » Le nom du lieu n'est pas sans importance. » Alors y ce qu'on nomma long-temps un persifleur ,
Lui dit : « Monsieur, votre, mémoire i> Vous fait souvent faux bon : écrivez votre histoire , » Et de vos souvenirs rassemblez-y la fleur ; » Alors nous vous suivrons sur la terre et sur l'onde ; » M^is soit que vous veniez du Havre , ou de Honfleur , » Né hasardez jamais vos récits dans le monde
» Sanç être assisté d'un souffleur. »
• • Cet autre ^lus rusé , poiu: être sûr de plaire , De'bitant son esprit sous un titre imposant , D'un Dptot de sa façon, et qu'il trouve plaisant , Charge intrépidement ou Piron , ou Voltaire ; ' Et, sous l'abri de ce nom tutélaire ,
Interrogeant l'opiniot^
Mais jusqu'à la décision N'osant de son enfant se déclarer le père,
Réclame le mot s'il prospère , Et , s'il déplaît , le laisse au prête-nom.
Que d'importunités amène dans la vie ,
«4 LA CONVEMAf ION.
De se faire valoir la tyrânniqtré envie !
Dans un coin'du salon , voyez ces deut parleur^ ^
Qui n'écoutent jamais de discours qu6 les téùts ;
L'un raconte, l'autre interroge , Mais tous deux, l'un de l'autre ,■ attendent uii ël'ôigè. N'allez pas vous jeter éhtre ce double ëcueil : Touis deut sont , l'un de l'autre, ennuyés par orguèit.
Joignons donc, pour dernier supplice, A la prolixité d'un pesant narrateur ,
La curiosité factice
D'un fâcheux interrogateur , (• Non du sof dont tantôt j'ai tracé la peinture,
Et qui , faute d'amusement , S'il trouve le jour long , et si lé temps lui diirfs , De mille questions vous fait une tortitre ,
Et VOUA punit de son désœuvrement ; , Mais de cet homme Vain , qui fipëment s'annonce Pour un observateiur instrftt et curient , Et , faisant à-la-fois et demande et réponse , Saisit tous les moyens de briller à vds yeux. Oh ! pour lui quelle joie, et pour vous quel supplice, Si, quand vous revenez d'Italie ou de Suisse , n vous rencontre à votrfe débotté !
L^occasion est belle et le moment {>ropice :
Que je vous plains I Sauyë de plus d'un pre'cipice ,
Par d'affreux contre-temps en chemin ballotte ,
Par les ornières cahote, Et , charmé de revoir %tre agréable hospice , Vous espe'riez, dans mi joyeux banquet y De vos enfants entendre le caquet, Des arbres de leur âge observer la croissance , Avec vos espaliers refaire connaissance ,
Reposer dans votre bosquet y De votre épouse en pleurs terminer le veuvage ,
De vos jardins lui porter un bouquet ,
Vous Ihontrer bien portant à votre voisinage ,
De vos correspondants feuilleter un paquet y
Et vous remettre au courant du ménage.
Vaine espérance ! Un sot questionneur ,
Malgré vous introduit , trouble votre bonheur
Du peu qu'il sait , l'incommode étalage , D'interrogations sans pitié vous poursuit De pays en pays , de village en village , Siir vos traces vous reconduit , Et vous remet , malgré vous , en voyage.
Un air d'humeur vainement l'éconduit :
Par vos récits , dit-il , mieux que par la lecture,
Il veut de$ lieux divers connaître la culture,
Et le commerce et le produit.
Que tous ces beaux semblants n'aillent pas vous séduire
Son projet n'est pas de s'instruire , ^ 9
Mais de prouver ^u'il ^f. instruit.
A ce questionneur succède une autre espèce, Plus ennuyeuse encore et de plus mauvais goût : Sans être interroge , celui-là vous dit tout ; Où sont places ses fonds , et sur quelle hypothèque ; Ce qui forme sa cave et sa bibUotbèque.
Pour vous inte'resser , il vous conte souvent L'histoire du collège et celle du couvent ; Gomment son fils ^ sa fille, s'y sont couverts de gloire.
Pour gagner le prix de mémoire,
Son cadet a dit rondement
Sa grammaire et son rudiment.
Puis le détail de toute sa famille ; Les chagrins, les plaisirs , les torts de ses marmots»
Agiaé , sa plus jeune ûUo ,
Si sémillante , si gentille ,
Ce matin n'a pas dit deux mots; Charle a brisé son char, et François ses grelots ; Antoine a mal aux dents , et sa chère Julie
Avec un peu d'humeur a mangé sa bouiUîe.
Parmi ce grand nombre de sots ,
Chacun déplaît à sa manière ;
Le plus fatal à m^n rejTos , C'est ce mortel qui , bon par caractère ,
Écrivain sage , ami sincère y ' Mais sans tact et sans à-propos , Rencontre Jttstc , en cherchant à vous plaire , Tout ce qu'il convenait d'éviter et de taire.
Aux bienséances plus soumis , Il pourrait vous parler de vons , de vos amis , De vos parents , des jours de votre gloire ;
Sa désobligeante mémoire S'occupe de vos torts et de vos ennemis ; Soigneux de fuir les images paisibles , Les pensers consolants et les sentiments doux , Ses tristes entretiens , à la santé liUisibles,
Ne savent réveiller en vous Que d'amers souvenirs et des rêves pénibles.
Aussi , pour ces fous désastreux,
Mettant bas toute complaisance ,
Du discoureur malencontreux
J'évite avec soin la présence ^
As LA CONTÈBSÀTÎON.
Mais y comihe on a parfois trop de plaisir en France^
J'aurai recours à lui , si je suis trop heureux.
Enfin ce fâcheux personnage^ Que l'on redoute encor lorsqu'il ne j^arle plus ,
Dans la foule se fait passage ,
Et de son mortel Veirbiage Les derniers mots,, loin de moi soht pèi'dus.
Alors , tout difiereht de înœurs et de langage , Arrive un gros rieur y dont la stupidité' , En tout lieu promenant sa triste hilarité, ( ^* Et , d'un air enjoué recouvrant sa sbttise, Pense , à force de bruit , racheter sa bêtiâe , Et m'afflige de sa gaîté.
Apprene£-lui quelque accident funeste , Un incendie , uii massacre , une peste , Il rit ^ racontéz-lui vos propres ihaux , il rit : Rire est son passé-teitipS , &â grâce , son ëspirit ^ Rire , à vos questiofas est sa sèuVe iréponse ; Il rit en vous (Quittant; il rit quand il s'annonce ; Et dans ce gratid coiicoui>$ d'importuns et]dè fous , Prouve qu'un sot rifeu^ est lé pire de tous.
Par sa tristesse atrabilaire ^
CHANT t. %
Ou son rire impatientant ,
Si l'homiàe ennuyeux déplaît tant ^
L'homme ennuyé prétendrait-il à plaire.
Du bonheur même en secret mécontent ;
Attristé sans chagrin , soucient sans affaire ;
Des succès qu'il désire et de ceux qu'il espère
Il vous glace en les racontant.
Parlez-lui des objets de toute sa tendresse y
De ses amis, de sa maîtresse, Pour reprendre son somme il s'éveille un instant j Avec même froideur tous dit : ie hais ou j'aime; Et , désintéressé du monde et de lui-même, En doilotiant vous aborde, et bâille en s'écoutant.
Mieux conseillé par la sagesse , Il pourrait dans sa chambre enfermer sa tristesse , Et , pour évaporer son déplaisir secret , Ou quereller sa femme , ou gronder son valet.
Mais non : il faut que le public essuie Le mal contagieux d'un- oisif qui s'ennuie.
Vainement l'amitié lui dit : a Imitez- nous ; » Riez , buvez , chantez : deux hommes comthe vous
» Attristeraient tout un royaume.
» Recourez à Brunet ; essayez de la paume ; » La balle , dans ce jeu, volant de main en main,
^o LA CONVERSATION.
» Court , tombe, se relève, et reprend son chemin. « Des conversations c'est l'image fidèle.
» Sinon , pour passe-temps , prenez-la pour modèle ; » Sans cesse allant, venant , revenant tour-à-tour , » Exacte à son départ, exacte à son retour , » Avec la même ardeur , et par la même voie , » Chaque parti l'attend, l'arrête et la renvoie. » Mais entre vous et l'interlocuteur )> Les entretiens périssent de froideur , )> Et la demande expire sans réponse.
» Le ^leen gagne partout sitôt qu'on vous annonce. » Vain discours : on l'évite , on le trouve en tous lieux. Pour écarter un visiteur si triste , Tous les portiers l'ont inscrit sur leur liste ; L'homme ennuyé n'est jamais qu'ennuyeux.
Aussi dès qu'il paraît , tremblant a son approche > La gaîté fuit , l'ennui gagne de proche en proche.
Alors , pour ranimer l'allégresse aux abois , Vient un farceur , Roquelaure bourgeois ,
Bien plus fier de l'artillerie
De sa grosse plaisanterie , Que s'il avait trouvé le feu grégeois.
C'est lui qui , depuis vingt années,
Traînant partout ses farces surannées , Des travers étrangers fait nos amusements ;
Singe les lords , les barons allemands ; Fait le prédicateur , fa novice, Tabbesse ; ^ *"
Vous mène au bal , vous entend à confesse ;
Dans ses panneau^ fait tomber un benêt j Ou mystifie un Poinsinet.
Puis j viennent les rébus et les turlupinades y Les quolibets , les pasquinades , Le calembourg y enfant gâté
Du mativais goût et de l'oisiveté ,
Qui va guettant , dans ses discours baroques y De nos jargons nouveaux les termes équivoques;
£t , se jouant des phrases et des mots , < ^*
D'un terme obscur fait tout l'esprit des sots. Tandis que de plaisir le cercle entier trépigne , Un bomme sérieux y dont le bon goût s'indigne , De ses trfttes gaîtés loin de prendre sa part , Dans un coin du salon reste seul à l'écart ; Confus à son aspect , le bouffon se retire , Et l'on rit du plaisant chargé de faire rire.