‹ La conversion d'Augustin ThierryChapitre 6 sur 48 · MAI 1795 — 10 MAI · texte numérisé non relu

MAI 1795 — 10 MAI

« Je suis un ouvrier de Dieu. »

( Paroles d’Aug. Thierry.)

Le samedi, 24 mai 1856, on faisait à Paris les funérailles d’Augustin Thierry, mort le jeudi 22; le 10 novembre 1895, on célébrera, à Blois, le centième anniversaire de sa naissance, dépassé de six mois (10 mai 1795 !).

4. Il est singulier, que dans la deuxième édition de son remarquable ouvrage, M. Léon Aubineau ait laissé subsister cette méprise : « M. Thierry était né vers 1794 » (p. 1x). D’autres auteurs donnent des dates non moins fantaisistes. Aussi croyons-nous devoir publier le texte de l’acte de naissance :

« Aujourd'hui, vingt-deux floréal, de l'an trois de la République française une et indivisible, à trois heures du soir, par devant moi Augustin-Francois Gaudichau Delestre, membre du Conseil général de la commune de Blois, élu le quinze nivôse pour recevoir les actes destinés à constater les naissances des citoyens, est comparu en la salle publique de la Maison commune de Blois, Jacques Thierry, employé au District de Blois, y demeurant, rue des veuve de Denis Le Roux, sa belle-mère, et de Nicolas Forest, son oncle, tous les deux demeurant à Blois et âgés de plus de vingt-un ans, lequel m'a déclaré que Catherine Le Roux, son épouse en légitime mariage, est accouchée hier, neuf heures du soir, d’un enfant mâle, qu’il m'a présenté et auquel il a donné les prénoms de Jacques-Nicolas-Augustin, D'après cette déclaration que les citoyens Marie Robert et Nicolas Forest ont certifié (sic) conforme à la vérité, et à la représentation qui m'a été faite de l'enfant dénommé, j'ai rédigé, en vertu des pouvoirs qui me sont délégués, le présent acte, que Jacques Thierry, père de l'enfant, et ses témoins ont signé avec moi sur le registre double. Fait en la Maison commune de Blois, les jour, mois et an que dessus. Signé : Thierry, Forest, Marie Robert et Delestre. » Or, le vingt et un floréal de l'an III répond au 10 mai 1795, Cet acte a été transerit pour nous par M. le chanoine Porcher, l'érudit Blésois, à l’obligeance duquel nous sommes redevable de nombreux renseignements,

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