PRELIMINAIRES
(kl brigand Hernani ; dans celle du poète anglais, le loideNaples sollicite le déshonneur d'Evadné. Celleci, en montrant au roi les images de ses ancêtres, arrive comme Ruy de Silva à celle de son père. Mettons en présence les deux poètes, et voyons si l'imitateur est supérieur au modèle. Ces rapprochements ne sont pas sans quelque intérêt ; ils servent souvent à dégager les questions enveloppées de sophismes.
LE ROI
C'est votre père !
ÉVAU.NL.
Oui, oui, c'est bieu mon père ! cette âme sublime , généreuse et presque divine , dont la mémoire , eût-il laissé sa fille sans asyle et sans appui dans le monde, serait un héxitage qui pourrait faire l'orgueil d'une princesse! mon père, que nul après lui n'égala en honneur, en vertu, eu pui'e intégrité ! V oilà bien ce sourire où se réfléchissait la bonté de son âme. Sire , savezvous ce que fut mon père?
LE ROI
Un homme, je me plais à le dire, rempli de hautes el nombreuses vertus.
ÉVADNÉ.
Quoi, rien de plus? Je vais aider votre mémoire. Lorsque le dernier roi de Naples cherchait parmi les plus nobles de son royaume un homme vertueux auquel il pût confier votre jeunesse , mon père fut trouvé le plus cUgne. Il vous plaça , jeune encore , dans l'aire de l'aigle. Sous son aile vous apprîtes à vous élancer à la gloiie ; il vous prodigua ses précieux soins ; et il fut un temps où l'on put crou'e que vous en étiez reconnaissant. Sa vie entière vous fut consacrée ; et sa mort !.. . Ah !