‹ La conversion d'un romantique, manuscrit de Jacques Delorme, publiéChapitre 8 sur 46 · DUCLOS · texte numérisé non relu

DUCLOS

Puisqu'il est maintenant décidé qu'un éditeur ne peut publier un ouvrage, en sûreté de conscience, sans indiquer de quelle manière le manuscrit est tombé entre ses mains , il faut bien que je me conforme à l'usage. La coutume, ou la mode, est une puissance souveraine dont les caprices sont des lois. Malheureusement, il n'y aura rien de romanesc|ue dans mon récit ; le personnage principal est même un de ces êtres prosaïques qui passent dans le monde sans avoir jamais

éprouvé une iuspiration de génie. Il est vrai qu'à l'exemple de plusieurs éditeurs , je pourrais recourir à la fiction: qui m'empêcherait de supposer que le manuscrit de Jacques Delorme s'est trouvé dans une cassette au bord de la mer^ à la suite d'une tempête ou d'un naufrage ; ou bien qu'il a été sauvé d'un incendie, dont la description commencerait à échauffer le lecteur? Il ne manque pas non plus de vieux monastères , où , par une nuit sombre, je découvrii^ais mon manuscrit au milieu des ruines, à l'aide d'une torche, dont les feux lugubres m'environneraient de mille formes fantastiques, qu'il ne tiendrait qu'à moi de changer en spectres menaçants. Voilà de nos jours comment on saisit dès la première page les imaginations rêveuses, et par quel moyen on se lance avec succès dans la littérature du siècle ; mais j'avoue avec humilité que j'ai peu de respect })our cette lit-

INTRODUCTION. IQ

térature, dont l'enfance me semble mie vieillesse prématm^ée ; je demande pardon à la nouvelle école d'une assertion si téméraire, et je reviens à mon sujet.

Jacques Delorme naquit vers la fin du dernier siècle, dans un gros bourg voisin d'Amiens ; ceci est un fait de notoriété publique, et je suis sm*pris que le biographe de Joseph Delorme ait déclaré avec assurance que son héros était fils imique. J'ai cherché les motifs d'une erreur si importante, et j'en suis encore réduit aux conjectures. Il est vrai que Jacques était né d'un premier lit; sa mère mourut en lui donnant le jour, et Thomas Delorme le père, qui exploitait une ferme considérable, se reniaria bientôt avec Jeanne Lecoutmier, excellente ménagère , et célèbre dans tout l'arrondissement d'Amiens par la bonté de ses fromages à la crème. C'est à cette union que

Joseph doit sa naissance. Je me suis souvent demandé pourquoi le biographe dont je viens de parler a négligé ces détails historiques pour nous entretenir (( de » voix intérieures, de plaintes sourdes » et confuses, de vagissements mysté- )) rieux d'une âme qui s'éveille à la vie ; )) et pour nous représenter Joseph com- )) me un sauvage couché sm' le sable, )) prêtant l'oreille au murmure immense )) et incompréhensilile de-s mers » ( i ) .

Voilà des phrases sonores , mais dont le sens échappe à ma pénétration ; et plutôt que d'y réfléchir, je reprends ma simple histoire.

Il n'y avait que trois ans de différence entre l'âge de Jacques et celui de Joseph.

(i) Vie de Joseph Delorme.

Leurs premières années, quoi qu'en dise notre biographe , n'offrirent rien de remarquable , et je ne sais où il a trouvé )) que la jeune imagination de Joseph )) allumait la flamme qui devait lui )) être si fatale un jour , et lui procu- )) rait des rêveries fraîches, riantes et )) dorées y comme un poète les a dans )) l'enfance (i). »

Les deux frères , loin de s'occuper de rêveries dorées, jouaient depuis le matin jusqu'au soir avec les enfants du village , sans s'inquiéter du présent et sans songer à l'avenir. Thomas Delorme y pensait pour eux. Lorsqu'ils fiu'ent sortis de l'enfance , il se rendit à Amiens poitr demander conseil à son beau-frère , Jérôme Lecouturier, une des fortes têtes

(i) Vie de Joseph Delorme.

du pays , et qui teuait avec beaucoup de distinction la meilleure auberge de la ville. Il faut que je fasse encore une querelle à l'historien de Joseph, C[ui, dans la vue sans doute de donner plus d'importance à ce personnage, affirme qu'il allait tous les ans passer deux mois de vacances au château d'un vieil ami de son père. D'après les mémoires que j'ai sous les yeux, et dont je garantis l'exactitude sous ma responsabilité personnelle , je suis en mesure de prouver que Jacques et Joseph n'ont passé leurs vacances hors du logis paternel qu'une fois ou deux , dans la maison de l'oncle Jérôme. Je crains que notre historien ne ressemble à Don Quichotte, qui prenait toutes les auberges pour des châteaux.

Après une longue conférence, Thomas et Jérôme décidèrent que les deux frères suivraient les cours, l'un de l'é-

roie (le droit, et l'autre de l'école de médecine. L'idée de faire de Jacques et de Joseph un avocat et un médecin souriait à madame Delorme, qui, au milieu des travaux de la laiterie , disait souvent avec orgueil à son mari : (( Dieu )) merci , nous aurons deux docteurs dans )) la famille ! »

La prédilection marquée dont Joseph était l'objet ne doit pas empêcher de rendre justice aux procédés du père Delorme à l'égard de Jacques : il fut envoyé en pension, avec son frère, chez un bon curé du voisinage, parent éloigné de la famille , qui savait im peu plus de latin que la plupart de ses confrères. Ils y restèrent quelques années , et vinrent ensuite à Paris pour j achever leurs études. Lorsqu'on faisait observer à Thomas Delorme qu'il aurait dû placer au moins un de ses fils dans le commerce, et qu'il

^4 INTRODUCTIOIV.

était singulier qu'il leur fit apprendre à tous deux le latin , il avait coutume de répondre : (( Laissez-moi faire ! Moi qui » vous parle, quand je mène ma charrue, » je pense quelquefois que, si mon père )) m'avait mis au collège , j'aurais des )) idées que je n'ai pas, et que je serais )) tout au moins capable de chanter au » lutrin et d'être marguilher. Quelque )> métier qu'on prenne, ai-je entendu » dii'e à des hommes d'esprit , le latin ne )) gâte rien. »

Les deux frères firent d'assez bonnes études au collège de Saint-Louis : ils n'étaient pas cités en première ligne , mais on convenait qu'ils entendaient passablement leurs autem's, surtout Joseph, dont l'imagination commençait à fermenter; il eut même, au concours général, un prix de poésie latine. Cet événement lui fit prendre une assez haute idée de lui-

méme^ et n'a pas été sans qvielq ne influence sur son caractère, ennemi de la contradiction.

Au sortir des classes , les deux frères commencèrent leurs cours.

Je n'ai connu Joseph que par sa biographie et les récits de son frère, que je rencontrais souvent, quelques années plus tard, chez un notable habitant d'Amiens qui passe ordinairement l'hiver à Paris.

Je ne sais quels documents le biographe de Joseph a consultés; mais sa nai'ration est pleine d'erreurs matérielles dont je vais encore citer un exemple.

Il fait mourii* Thomas Delorme pendant que Joseph était en bas âge : le fait est qu'il ne mourut qu'après avoir vu ses enfants embrasser les professions aux-

quelles il les avait destinés ; c'était même mie des consolations de sa vieillesse; et, pour ne laisser aucun doute sur la vérité de cette assertion, je vais rapporter textuellement les dernières paroles qu'il prononça sur son lit de mort, en donnant sa bénédiction à ses enfants ; je les tiens de Jacques lui-même, qui les garde dans sa mémoire comme un souvenir religieux.

{( Mes enfants, leur dit-il, je sens que » mon heure approche ; le médecin s'a- » buse , ma journée est finie , et je ne dois » plus songer qu'à dételer. C'est à vous )) maintenant à faire votre sillon, et à » semer pour recueillir. Je vois que vous )) plem'ez, et cela m'attendrit . Soyez-vous » bons frères l'un à l'autre ! Souvenez- )) vous qu'il n'y a jamais eu que d'honnê- )) tes gens dans la famille Delorme ! J'es- )) père qu'avec l'héritage (jue je vous

)) laisse , et le latin que vous avez ap- » pris, vous vous pousserez honorable- )) ment dans le monde. Pensez quelque- )) fois à moi et à votre pauvre mère , qui » vous aimait tant, et que je vais re- )) joindre ! ))

Après avoir rendu les derniers devoirs à leur père , Jacques et Joseph reprii'ent leTKs occupations. Le premier obtint quelques succès au barreau. J'avais presque cessé de le voir lorsqu'un jour je reçus sa visite.

(( Je viens , dit-il , vous demander mi )) service. Je suis forcé de quitter Paris » pour un temps que je ne sam'ais encore )) déterminer. Des affaires importantes )) m'appellent à Mexico, où je vais soi- » gner les intérêts d'une maison de com- )) merce dont je suis l'avocat, etquim'ac- )) corde toute sa confiance. J'espère que

)) cette expédition aura pour moi d'iieii- » reiix résultats. Voici maintenant de » quoi il s'agit : vous m'avez souvent en- )) tendu parler de mon frère Joseph^ qui )) étudiait en médecine. Après avoir ob- )) tenu son diplôme ^ il fut attaché à l'un » des hôpitaux de Paris , où il suivait » sa carrière , à la satisfaction de ses su- )) périeurs, lorsqu'il lui arriva un grave )) accident : il se mit en fantaisie qu'il )) était poète. »

Je ne pus m'empêcher de sourire à ces mots, et de faire observer à Jacques que cet accident, si commun de nos jours, ne présentait pas un caractère de gravité bien alarmant.

(( Si fait, si fait, me répondit-il vive- )) ment, le cas est grave. Cette maudite )) envie de rimer absorbait entièrement » mon frère j il néghgeait ses devoirs les

)) plus essentiels ; et ce qu'il y a de pire , » c'est qu'il s'était fait un système de lit- )) tératm'e qui semblait annoncer quel- )) que lésion du cerveau. Croiriez-vous » qu'il s'était mis dans la tête de faire » une révolution en poésie , sous prétexte » que le siècle lui appartient, et que )) tous les poètes qui existent, et qui ont )) plus de trente ans, sont d'un autre siè- » cle que le nôtre. Il disait que depuis )) quai'ante ans il n'y avait plus de talents » en France; qu'il ne fallait pas compter » au nombre des écrivains les membres » de l'Académie française, et les hom- » mes de lettres du temps de l'empire ; )) qu'on devait les regarder comme des )) PERRUQUES (1), dont la mode était pas-

(i) Perruque. Cette expression signifie, dans l'argot romantique, une personne raisonnable ; elle est toujours prise dans un sens injurieux. C'est le trait

3o INTRODUCTION.

)) sée, et qu'aujourd'hui il fallait abso- » limient recommencer la littérature. »

Je répondis à Jacques Delorme qu'il avait existé à toutes les époques de ces novateurs sans crédit, qui, à défaut de talent, cher client à se faire distinguer par des opinions extraordinaires , et que cette folie me paraissait inofFensive.

(( Vous vous trompez , répHqua De- )) lorme : cela va plus loin que vous ne )) pensez. La fureur s'en mêle; vous ne )) sauriez croire dans quel accès d'indl- )) criiation tombait mon pauvre frère » lorsqu'il m'arrivait d'insinuer devant » lui que tous les poètes âgés de plus )) de trente ans n'étaient pas enterrés.

le plus spirituel que les disciples de Ronsard aient iusqu ici lancé aux partisans des letti'cs françaises.

INTRODUCTION. 3l

)) et composaient quelquefois des oiivra- » ges qiii obtenaient l'approbation du )) pul3lic. Il bondissait alors sur sa chaise, )) en s'écriant qu'il n'y avait que cinq » poètes en France, M. Victor Hugo, )) M. Lamartine, M. Alfred de Vigny, » M. Emile Deschamps, et M. Sainte- )) Beuve. Nous ne sommes, ajoutait-il » avec un air de triomphe, nous nesom- » mes ni continuateurs, ni imitateurs:

» nous sommes créateurs ; nous nous ser- )) ^ ons même d'ime langue particulière , » que nous avons arrangée d'après les )) besoins du siècle. Crois-tu que notre )) génie se laissera mener à la lisière de )) Boileau et se débattra dans les entraves )) de Racine ! Non, j'en jure par les fan- )) tomes de Victor Hugo, et le cor d'Al- )) fred de Vigny, nous commençons une » nouvelle ère de poésie. Nous vousdon- )) nerons de l'incroyable, de l'affreux, )) du terrible, de l'extravagant; et s'il le

)) faut, le diable lui-même remplacera » votre vieux Apollon. Nous am'ons )) comme les Anglais notre école satani- )) que. Plus de Muses, plus de Vénus , )) d'Amom's et de Grâces ; le dix-neu- )) \dème siècle n'en veut pas , et nous » sommes ses exécutem's. Si le public » répugne à nous suivre, tant pis pour )) lui; nous déclarons le puljlic perru- )) QUE incorrigible, et nous marchons » en avant.

)) — Ceci devient mi peu plus sérieux, )) répliquai-je à Jacques Delorme : il J a » en effet quelques symptômes de folie » dans ces absm^dités. Mais, au bout du » compte, ce ne sont que des rêveries, » plus dignes de pitié que de colère. Il )) est fâcheux que des jeunes gens dont )) quelques mis ont montré du talent dans )) leurs premiers essais , et qui auraient » pu faire honneur à leur siècle et à leur

» pays , se livrent à de pareils travers. » En réclamant l'indépendance en litté- » rature, ils sont partis d'un principe ex- )) cellent en lui-même ; mais ils ne font » pas attention que toute liberté , quelle )) qu'elle soit, a besoin de limites. Dans )) la société, ce sont les lois qui lui ser~ )) vent de frein; en littérature, c'est le » bon sens. Tout ce qui choque la rai- » son, tout ce qui trouble l'ordre, doit )) être proscrit , comme indigne d'une )) nation civilisée.

» — • Mon frère , répondit Delorme , » était convaincu qu'on ne pouvait res- » susciter la poésie qu'en renonçant à )) toute idée philosophique. La Uttératu- » re dont tu me parles, me disait-il, c'est )) de l'ancien régime, et nous ne voulons )) rien conserver de l'ancien régime.

)) J'avais beau lui faire observer que le )) bon sens est de tous les régimes ; il

)) voulait, ajoutait-il, faire table rase. Il » accusait aussi la grammaire d'être de )) l'ancien régime , et prétendait que ses » règles étaient des chaînes qu'il fallait » briser. »

Je demandai alors à Jacques Delorme pourquoi, en me parlant de son frère, il ne faisait jamais usage du temps présent.

(( C'est où je voulais en venir, reprit- » il, et cela me ramène au service que » j'attends devons. Joseph ne pense plus )) aujourd'hui comme d pensait il y a six » mois ; son irritation s'est calmée , la rai- )) son lui est revenue. Ce n'est pas sans » peine que nous sommes parvenus à lui )) purger le cerveau de toutes les folles » visions qui s'y étaient logées ; mais en- » tin le succès a passé nos espérances ; il )) ne veut plus entendre parler de ses an- )) ciennes doctrines, et regrette amère-

» ment qu'on ait publié sous son nom un » recueil d'extravagances riniées, et de » pensées ridicules ; enfin sa guérison est )) parfaite. Il a jeté au feu Ronsard, Al- » fred de Vigny, William Schlegel , » Emile et Antoni Deschamps, ses au- )) teurs favoris, et s'est lemis à la lecture » d'Horace, de Racine et de Boileau. Je )) sais même qu'il a souscrit pour une )) nouvelle édition de Voltaire ; et je l'ai » surpris , il y a peu de jours, lisant à la )) dérobée les poésies de J. -B. Rous- » seau.

» Comme je le félicitais de ce change- » ment , il me dit en me serrant la main : » Mon ami, cela vaut mieux que les cru- )) dites sataniques de mon ancienne )) école. Je suis revenu avec délices et » admiration aux chefs-d'oeuvre de nos )) vieux classiques. D'ailleurs j'ai repris, )) comme tu sais, l'exercice de ma profes-

36 INTROnUCTION.

» sion, où jespère nie distinguer, et j'ai » l'espoir d'un établissement honorable.

» Je m'aperçois qu'à l'époque où nous » sommes, il n'y a d'estime que pom* » les travaux utiles à la société.

)) Maintenant, ajouta Delorme, je vais » vous expliquer ce que j'attends de vo- )) tre obligeance : j'ai rédigé, pour l'avan- )) tage de la génération qui s'élève, le ré- » cit détaillé de la conversion de mon » frère ; c'est un miracle plus surprenant » que celui de la croix de Migné. J'y )) marque les progrès du mal, et les » moyens curatifs qui ont été employés. » Voici le manuscrit, que je vous prie » de publier pendant mon absence.

» — Y pensez-vous , lui dis-je brusque- » ment! ne connaissez- vous pas la race » irritable des poètes ? Songez donc aux » dangers que vous m'exposeriez àcom'ii'?

» La nouvelle école a tout le fanatisme )) d'une secte naissante ; elle a jeté la » terreur dans la république des lettres ; » tout est frappé de stupeiu'. Voulez- » vous que j'excite contre moi la colère )) de tous les hommes à doctrines ou sans » doctrines ? Non, non ; cherchez une )) autre victime !

» J'ai cherché, et je n'ai trouvé que )) vous. Il faut aujourd'hui quelque ab- )) négation de soi-même pour confesser )) la vérité, et rester fidèle au bon goût. )) Personne ne veut s'exposer à des ini- » mitiés, qui, pour être littéraires, n'en » sont pas moins acerbes. Quant à vous, » vos prétentions sont si peu élevées que » vous ne risquez pas grand'chose ; votre )) amour-propre n'aura guère à souffrir )) des épigrammes et des sarcasmes. Peut- » être même ne parviendront-ils pas à )) leur adresse ! Enfin, vous êtes le seul

)) à qui je puisse confier mon manuscrit. )) Je vous le livre sans réserve : c'est une » bonne oeuvi'e que je vous propose ; et » je n'accepte point de refus.

)) — Eh bien, je m'offre en sacrifice ; je )) me dévoue aux dieux infernaux pour )) le salut de la république ; vous serez )) imprimé ; je braverai pour vous le » Trilby (i) de M. Charles Nodier; le )) Vertige (2) de M. Victor Hugo, nain » bizarre et cruel , qui jette les voya- » geurs dans l'ab jme, et le Diable (3) de » M. Alfred de Vigny, bondissant dans

(i) Trilby. Le lutin d'Argail, qui, lorsque les villageoises filent au coiii du feu, monte et descend avec leur fuseau.

(2) Le ï^erliçjo. M.Victor Hugo eii a fait un nain, dont la description fait frissonner.

(5) Le Diable, héros du poème à'Eloa par M. Alfred de Vigny.

I]NTRODUCTIO>, []g

)) la poussière comme un tigre éveillé. )) Adieu; faites un heureux voyage; et » souliaitez à votre tour que ma barque » écliappe aux écueils, et arrive à bon » port. »

Every absurdity bas now a champion to défend it. (Goldsmith.)

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